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Pour vous orienter, optez pour les catégories. Selon vos intérêts, jetez un coup d'oeil sur mes critiques assassines, mes explications maladroites ou encore, mon regard inintéressant sur certaines banalités.

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Jeudi 12 juillet 2007
Autant l’annoncer d’emblée : je vais paraître grossière. Parce que c’est être artistiquement incorrect, ces temps-ci, que de ne point s’extasier béatement devant le talent de Mademoiselle Coppola, parce que c’est faire preuve d’un blâmable mauvais goût et d’un perfectionnisme désuet que de ne pas s’enthousiasmer outre mesure devant les anachronismes, même imbéciles, d’une estimée et prétendue prodige de la réalisation. Anchronismes qui caractérisent de manière particulièrement pénible la récente réalisation de la cadette Coppola : Marie-Antoinette.










L’
affiche annonce littéralement la couleur du film : du rose, et du mauvais. La police des caractères du titre figurant dans l’affiche, bien fuschia, laisse quant à elle présager le pire en matières d’anachronismes : du jeunisme à coup sûr lamentable. Cette désagréable impression est promptement confirmée : une bande son singulièrement médiocre en raison d’une voix éraillée et d’accords de guitares qui ne brille que dans la banalité. De la pop-rock pitoyable en somme, qui réussirait presque à faire passer les membres de Tokio Hotel pour des génies de la musique. Un jeunisme si déphasé et tellement imposé qu’il tombe dans le consensuel le plus plat : plus tard, des converse couleur bleu-violet trôneront effrontément auprès de quelques merveilles de la Haute Chaussure tandis que des parisiens du dix-neuvième siècle danseront allègrement sur la même pop-rock dérangeante. De grâce, que l’on ne qualifie pas ces maladresses lamentables de « décalages » et d’«audace », ne serait-ce que par respect pour ceux qui en usent réellement avec habileté et justesse.




L’introduction est plate à souhait, en cela elle introduit fort bien le déroulement des actions du film : une incessante suite de scènes répétitives, muettes, parsemées néanmoins de rares dialogues inintéressants et insipides. Une stérilité émotionnelle exceptionnelle qui enfonce le spectateur dans une léthargie chronique, dont il n’est tiré que pour s’extasier devant la beauté de Kirsten Dunst, ou au contraire, pour pester contre la jeune actrice, qui semble avoir abandonné ses livres d’histoire au profit d’une préparation auprès des jouvencelles à peine pubères des agences de mannequinat. Des acteurs lisses comme du marbre, fades comme des huîtres sans citron qui, au lieu de sauver la platitude du scénario, l’enfoncent sans une once de ménagement. Car aucun fait ne marque, en lui-même : seul le détail inlassablement réitéré y prétend, au même titre que le désintérêt culturel des scénaristes. Si vous pensez que l’histoire de Marie-Antoinette comporte moult faits passionnants (tels la guillotine, le procès, l’avant-procès, la manipulation viennoise dont elle était victime à Versailles même, la révolution française), permettez à Miss Coppola  de vous détromper. De la vie de la reine, vous n’êtes censés retenir que les pâtisseries, les chaussures et la frustration sexuelle. Ou comment préférer les minauderies adolescentes à l’aspect historique infiniment plus intéressant du contexte. Une mièvrerie et un simplisme américains grandioses - veuillez excuser la redondance.* Ce film est une évocation de la vie d'une Marie-Antoinette peinte telle une Paris Hilton du dix-neuvième siècle - la levrette en moins. Un retour inintéressant sur les coulisses de Versailles, avec le professionnalisme rétrospectif que l'on connaît aux magazines People.

Enfin, cerise sur le navet : les erreurs historiques. Extrapoler des rumeurs, ne pas maîtriser ses cours d’histoire et spéculer sur l’intimité d’une reine sont  d’une irresponsabilité rare, à l’heure où le désintérêt de la culture se fait de plus en plus cruel et où les films deviennent des références de vérité pour une jeunesse de plus en plus abrutie. Depuis quand le sacre a-t-il lieu à Versailles ? Qui prouve que Marie Antoinette a bel et bien eu une relation avec Axel de Fersen ? De même, depuis quand la grâcieuse Madame du Barry, qui charma Voltaire lui-même, est-elle une immonde rustre aux manières barbares ?


•  Points négatifs :
Ressources système insuffisantes.
• Points positifs :
Les images sont splendides et les costumes exceptionnels. Or, quand on se permet de louer Versailles, le mérite est-t-il réellement présent ? Autrement, ce film est un excellent somnifère. Sofia Coppola, au-delà des limites que fixent la réalisation, ne s’est pas contentée de retranscrire avec exactitude l’ennui de la jeune reine, mais a également tenu à créer un lien empathique entre Marie-Antoinette et le public : il s’ennuie.



Après lost in translation, Sofia Coppola assume l'amour ostentatoirement sensible qu'elle semble porter à  l’ennui. Et s’y distingue quand il s'agit de le filmer. Elle réussit avec ce dernier "opus" à créer un film caractéristique d’une jeunesse qui se surestime, mais qui manque cruellement de culture et de subtilité. Magistral.
Par Moom\' - Publié dans : Langue de vipère
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Mardi 26 juin 2007
Mise en contexte personnelle, donc inutile:
Avant que l’on ne m’accuse de scatophilie ou de scatologie, il faut considérer le contexte. Une moom fatiguée, excédée d’étudier en Juin. L’École fréquentée est américaine, donc les gardes sont paranoïaques. Après moult examens de sécurité (auxquels ne manquait que l’auscultation gynécologique), je pénétrai enfin en classe. Le sujet était propice à la philosophie vaseuse, et vous ayant promis une mise à jour régulière, je traduis le texte en français.
On comprendra néanmoins grâce à ce billet pourquoi je ne publie jamais de poème.







N’en déplaise à notre Jacques Dutronc préféré qui scandait effrontément ses mignonnettes comparaisons, le monde entier n’est pas un cactus, mais un amas de merdes. Cette brillante théorie, sortie tout droit de ma pitoyable et merdique imagination, illustre tout à fait une vision du monde fraîche et nouvelle, un vent d’humilité dans les d’ores et déjà poussiéreux narcissisme et pédantisme humains, un ouragan de fraîcheur dans le Texas de la suffisance et de la vanité.

Derrière ce mot peu élégant se cache donc la théorie du « nous sommes tous des merdes », savamment extrapolée d’une contemplation profonde de ma personne, d’une considération respectueuse de l’étendard de l’égalité brandi en ce vingt-et-unième avec l’insistance de cette connasse de Pandore à ouvrir la boîte et surtout, des paroles d’un ancien amoureux («il faut comprendre que tu es une merde, comme nous tous»).

La validité d’une théorie ne doit rien à l’origine de sa naissance et tout à sa pertinence. La ressemblance frappante entre l’approche du sujet dans la théorie de la merde et les hommes donnent beaucoup plus de crédibilité à cette théorie. Les merdes sont distinctes les unes des autres, mais leurs catégories sont fortement intéressantes.
Classons-les donc de manière aussi succincte que possible, d’abord selon leur aspect puis selon des critères un tantinet plus recherchés.

-    Les grosses.
-    Les minuscules.
-    Des rondes.
-    Des longues, en cylindre.
-    Les dures, les solides. Ces rocs physiologiques qui imposent un respect admiratif.
-    Les molles, inintéressantes à souhait, oubliées sitôt quittées, c'est-à-dire avec empressement.
-    Les puantes : craintes et évitées tant que possible. À approcher en étant équipé.
-    Les intelligentes (dont on est fier). Rapides, sans odeur, sans écho. Des Arsène Lupin du plongeon rectal, en quelque sorte. Une minutie impressionnante et un calcul précis  signes d’un intellect indéniable.
-    Les parfaites, inégalées et enviées par la commune des déjections. À la fois intelligentes et physiquement respectables, elles représentent l’idéal excrémentiel.
-    Les maladroites, rapides (considérées comme ratées) : mal vues et sources de soupirs lassés du fait du dérangement causé.
-     Celles qui portent en leur apparence les estampilles du passé (des pépins noirs de pastèque, par exemple).



Un peu à l’image des humains, non ? Cela dit, je n’ai pas trouvé de catégorie de merde qui n’aime justement pas être dans des cases et ne s'insurge pas avec véhémence quand c'est le cas. Elles m’excuseront toutes, donc. Pour les humains, c’est déjà moins certain.

L’établissement de l’analogie étant révélé, je peux donc légitimement et sans rougir affirmer que le monde est un amas de merdes.

Morale qui n'a aucun rapport, a priori : Peu importe l’angle considéré, une merde est une merde.


Par Moom\' - Publié dans : Chronique d'une Casablancaise
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Jeudi 21 juin 2007
Je crie à l’invasion, je dénonce l’imposture, j’hurle à l’empiètement.


Le monde est arrogé par un dangereux essaim de clones humanoïdes, j’ai nommé les greluches. Le danger de cette redoutable espèce mutante réside en une inévitable et fatale transformation cérébrale et comportementale qui atteint des sujets principalement féminins, et ce sans préavis. Une terrible contagion dont nous ne savons rien : ni  les facteurs de diffusion ni l’origine. En ces pénibles heures où l’article est mis sous presse, aucun antidote ou vaccin n’a été découvert pour pallier ce terrible fléau. Un seul mot d’ordre : prévention. Oui,
 m
ais comment ? Il faut savoir reconnaître la greluche, et l’éviter.

IRL :

La greluche n’aime manifestement pas être reconnue dans la rue. Pour éviter cela, elle use de son arme favorite : le maquillage. Ses techniques de camouflage sont judicieusement et visiblement inspirées du relookage infligé aux voitures volées. C’est donc avec un beau visage peint et une superbe peau duveteuse grâce au fond de teint que la greluche déambule les rues…ainsi que des milliers de ses semblables. En effet, la greluche aime marquer son appartenance et son identité. Si, pour le commun des mortels, l’identité se fonde sur une problématique de la confrontation entre différenciation et conformisme, les greluches ne semblent point se condescendre à se poser de telles questions : conformisme bien évidemment. C’est simple, sommaire et clair comme de l’eau de calanque : à chaque mode, toutes les greluches arborent les mêmes vêtements en vogue, ce qui est loin de convenir à toutes celles qui s'y mettent. Ainsi nous assistons à des centaines de jeunes filles, toutes tailles confondues, tous poids défendus, toutes graisses non fondues se vêtir identiquement et périodiquement des mêmes accoutrements, tant pis pour celles à qui lesdits habits et accessoires ne vont point. Entre les immenses culottes chevalines affublées de minuscules shorts et les silhouettes sphériques coincées dans des jeans slims, en passant par des lunettes insecto-éloquentes inadaptées à la majorité des visages humains, le risible atteint des sommets vertigineux prouvant incontestablement le caractère pathologique des symptômes.

Sur Internet :

La toile regorge de greluches, bien que ces dernières refusent tout point commun avec les «no-life». Errant dans les sites communautaires et les chats, elles sont aisément reconnaissables grâce à leurs pseudos. Leur conformisme rencontre néanmoins quelques ennuis lors de l’inscription. Il est, malheureusement pour elles, impossible que deux comptes aient le même pseudonyme, les déçues qui visaient le très prisé « sexy57» étaient même si nombreuses que Chuck Norris n’a pu les compter qu’une seule fois. Leurs pseudos contiennent le chiffre du département ainsi que des mots niaiseux ou séduisants (ptitange54, mimi75, sexybella59…). Elles adorent faire des auto-portraits aériens (angle qui sublime le caractère bovin des regards) ou réfléchis (dans le miroir, j’entends) et ce avec des avec des cambrures qui doivent valoir des torticolis à bien des demoiselles.  (Ces clichés... euh "cliché" passent obligatoirement par un  logiciel de retouche).

Elles sont, en outre, adeptes du langage SMS (preuve de la popularité de la personne : beaucoup d’amis > beaucoup d’SMS> habitude graphique), des majuscules alternées et des caractères spéciaux ab hoc et ab hac.

Le très prisé sexy57 devient ainsi : s€xy57, s£xy57, ¤s£xy57¤, .~ :*°sexy57°* :~. etc.

 

 

Tant de caractéristiques sont propres aux greluches, mais il est impossible de toutes les réunir en si peu de lignes. À noter seulement que le mauvais goût pathologique est le critère le plus fiable (aduler Christophe Maé ou Tokio Hotel, par exemple) au même titre que les sujets de conversation plats et cycliques (la mode, les mecs, le cleubbingue, le poids, la mode.. ).

 

 

Pour l’antidote, il est primordial de rappeler qu’il est encore à ce jour introuvable.

Espérons seulement que le ridicule tuera un jour.

Amen.
Par Moom\' - Publié dans : Langue de vipère
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Mardi 12 juin 2007
Très chers lecteurs, bonsoir ou bonjour.
(Non pas bonjoir, j'ai horreur de ce lourdingue de Bigard)



Alors je suis en période d'examens, donc à partir de vendredi (ce n'est pas la fin, mais je serai libre) il y aura des mises à jour (enfin !) très régulières. Pour info, j'ai commencé mon roman, ça vaut ce que ça vaut hein, je ne dis pas que j'écris bien hein. Pour l'anecdote, j'ai parié 20€ avec Flo que je le finirais avant mes vingt ans.



Sinon, je veux rénover le blog. Je trouve qu'il est trop généraliste, trop divers, trop laid donc inutile. Si vous voulez bien parler de la direction que vous voulez qu'il adopte en commentaires ou via mail, ça me ferait très plaisir =). Vous pouvez même demander la suppression.



Merci à vous !
Par Moom\' - Publié dans : Chronique d'une Casablancaise
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Lundi 7 mai 2007

Qui n’a jamais traité ou été traité (en l’occurrence traitée) de salope ? Qui ne se sent pas vexée quand elle est qualifiée de salope ?

Le nombre des personnes répondant « moi » à cette question est minuscule. Le nombre de personnes y répondant sincèrement « moi » est infinitésimal. L’immense majorité des adeptes plus ou moins confirmés de ce mot au lyrisme laissant à désirer est tellement imposante que le dictionnaire ne manque pas de préciser:

Remarque d'usage: emploi fréquent

Toutefois, si l’on questionne cette même majorité sur ce qu’est une salope, on n’aura aucune réponse concrète ou probante. Contradiction ?

En effet, comment peut-on désigner salope une femme en ne maîtrisant même pas cette notion ? Pire, dans l’autre sens, comment être vexée par une qualification qui n ’est même pas définie ? Ce terme a certes une connotation négative indéniable, mais la péjoration n’est pas une insulte pour autant.

 

Exemple, si avec toute la hargne que peut exprimer mon corps lilliputien je vous traitais de zfjgdh2bdh, en seriez-vous vexé ? J’aurais l’air con (encore plus que d’habitude, c’est dire), je vous ferais sourire, pitié, ou si vous êtes vraiment un susceptible doublé d’un paranoïaque léger vous essayerez de comprendre ce que j’ai bien pu bafouiller. En aucun cas vous n’invoqueriez le principe du miroir en visant ma génitrice (« c’est ta mère la zfjgdh2bdh ! »). Pour savoir s’il faut se froisser d’un quelconque zfjgdh2bdh, il faut se baser sur ses emplois et utilisations. Effectivement, certains mots n’ont pas de sens, uniquement une ou des utilisations. Salope possède ainsi un sens conventionnel, relatif aux vertus dissolues. Mais là où le sens se perd et donc n’est plus, c’est dans l’impartialité inexistante qui caractérise ladite disparition des vertus. Ne serait-ce que d’un point de vue culturo-traditionnel, personne n’est d’accord sur ce qu’est la non-vertu : aux USA, dans les états pourritains, c’est la non-préservation de la virginité, ailleurs, c’est une femme qui multiplie les relations amoureuses, en Afghanistan, c’est le droit de la femme à respirer…La relativité est tellement omniprésente qu’elle annule presque le sens du mot en question qui ne dépend désormais que des utilisations.

 

Utilisations du mot :

Salope est un mot à la polysémie impressionnante. Voyez plutôt ! Il peut tour à tour désigner :

 

_ Dans des sociétés au machisme truculent, une salope est une demoiselle qui a eu le malheur d’avoir à la fois des hormones et de naître dans un pays /milieu conservateur. Le moindre assouvissement ou souhait d’assouvissement de ces pulsions naturelles (avant le sacro-saint mariage) est une excuse à la lapidation (au sens figuré comme au sens propre).

 

_ Une jeune fille sexuellement excentrique particulièrement friande des pratiques jugées anormales  telles l’échangisme, le sado-masochisme, le fétichisme etc. Malheureux de voir qu’au final l’ouverture d’esprit ne dépend pas de l’avancement temporel. En 1923, déjà, Stekel a dit : Il n'existe aucune forme normale d'activité sexuelle, mais une forme adéquate pour chaque individu. Mais près d’un siècle plus tard, l’être humain n’a toujours pas acquis le critère constituant la conditio  sine qua non à la vie harmonieuse en société : la tolérance. Lacunes en savoir-vivre qui poussent inéluctablement à remettre en question l’utilité des crânes spacieux vu la petitesse des esprits.

_ Une Jouvencelle décidément trop précoce. La précocité dépendant  bien évidemment de l’environnement. (Sacré Einstein ! Sacrée relativité !)

Pourtant, quel mal y’a-t-il à suivre les conseils des grands poètes anglophones ?

Aux Vierges pour qu’elles profitent du temps présent :

Cueillez dès maintenant les roses de la vie

Car le temps jamais ne suspend son vol

Et cette fleur qui s’épanouit aujourd’hui

Demain sera flétrie.

Carpe Diem.


_ Une aventurière qui place l’expérience sur un piédestal, attitude parfaitement légitime quand on garde à l’esprit que tous, autant que nous sommes, finirons en nourriture pour asticots.

_ Une audacieuse femme qui sépare amour et fidélité, et qui abolit le lien par défaut entre l’unicité dans le cœur et l’unicité dans le lit.

 
_ Une nymphomane. Pourtant pathologie indésirable, la nymphomanie va constamment de pair avec un procès social de la part de juges improvisés de l’ordre moral de la dernière heure.  Comportement imbécile tout à fait comparable aux moqueries que génèrent les trisomiques chez les jeunes et les moins jeunes.

_ Une prostituée. Certaines femmes ont eu le malheur de naître dans des milieux non aisés, où l’auto-vente corporelle est parfois obligatoire pour gagner le pain quotidien, nécessaire à la survie ou par extension, le sac Gucci (non moins nécessaire à la survie sociale).

 

Libre à vous de vexer de l’un de ces sens, et ainsi être sensible au mot salope. Dans ce cas il n’y a que la vérité qui blesse. Et encore, je ne vois pas de quoi vous devriez rougir, mesdemoiselles.

 


Prière de ne pas spéculer sur mes ambitions quant à mon avenir. Et merci !

 

 


 PS : Si tu as moins de vingt ans et que tu es fashi0n, merci de ne pas recopier ce texte sur ton skyblog en réponse aux « vilains c0umz de rageuX » qui te traitent de pouf.

Par Moom\' - Publié dans : Notions capitales
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Samedi 24 mars 2007

Il devient malheureusement commun de nos jours de voir des gens exempts de tout talent envahir nos radios, télés et autres supports médiatiques dédiés originellement à la propagande artistique. En ces temps où l’appât du gain prime incontestablement sur la qualité de l’art exposé, des carrières improvisées et totalement opposées à l’occupation initiale de l’ "artiste" font leur apparition. Ainsi, nous assistons à des Paris Hilton, Jennifer Lopez et autre Mariah Carey qui s’essaient minablement à la comédie sans pour autant y briller, et à une Paris Hilton, pour ne citer qu’elle, qui commence à torturer nos or…euh qui commence à chanter (sauf qu'initialement, elle est d'inanité). Néanmoins, toutes les vagues atteignant un maximum, il est naturel de chercher celui du flot du ridicule du show-biz. Trouvé !


Le summum du pitoyable est atteint par la conversion musicale pour le moins douteuse de Clara Morgane.

 

La porn-star s’est mise au chant, attitude qui trahit un côté suicidaire et/ou non-prévoyant à outrance. Chanter des horreurs aussi légères alors que des critiques aux plumes assassines existent revient à se barbouiller de sang de porc avant de sauter dans une piscine à crocodiles. En effet, comme on s'y attendait, son entrée en matière dans ce domaine réservé aux cordes vocales les plus méritantes est spectaculairement ratée à cause de son duo à la nullité dantesque avec Lord Kossity. Mais…À qui la faute ?

Aux paroliers :

Les maisons de disques exigent-elles un manque de créativité et de talent ? Les paroliers des chanteurs à succès trouvent-ils leur diplôme dans des paquets de lessive ? Ce sont les seules malheureuses hypothèses pouvant justifier de près ou de loin la qualité inexistante des paroles actuelles. Dans ces kilomètres de papier toilette qui se veulent R’n’Biement artistiques, ce ne sont certainement pas les textes de Clara qui s’imposeront tels de précieux parchemins égyptiens. Les paroles qu’on lui offre de chanter volent aussi haut que les répliques dans ses films, c’est dire. Le jeu de séduction est aux paroles du R'n'B ce que le "oh oui" est au scénario classé X : commun et lassant. Non contents de choisir un thème vu et revu, les paroliers ont décidé d’ériger une forme à l’image du fond : pitoyable. Forme qui ne remplit en aucun le creux du fond. Charles Baudelaire a dit :

Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense. Sublimer la forme lexicale était le dernier recours pour gratifier cette chanson d’un semblant de relief,  chance que les paroliers ont bêtement laissé filer. Les rimes sont navrantes…

Aperçu : Couplets de Clara Morgan :

« J’aime les regards que tu glisses sur moi»

Après cela, mesdemoiselles,  insurgez-vous contre lourdeur et machisme masculins.

« mais je ne suis pas celle que tu crois»

Crois et Moi, deux fins de «vers» d’une facilité vomitive  propre  à faire retourner Baudelaire dans sa tombe.

« Je ne suis pas un ange»

De la part d’une porn-star, il faut dire que cela n’a rien de fortement surprenant. (Pour votre culture, la « rime » suivante dépend du verbe « mélange »…)

Ce ne sont certainement pas les couplets de Lord Kossity qui sauvent les apparences çs’attendre à autre chose de la part de l’interprète de « Hey Sexy Wow » serait naïf, quand même ! Son refrain est sinon plus, aussi déplorable que celui de sa « Clara baby doll »

«Si t’es superficielle tu ne tiendras pas la distance»
Que c'est déconcertant de voir un homme pour qui beauté intérieure est associée inévitablement à épilation pubienne parler de superficialité....

« C’est vrai que je te trouve jolie, jolie»

Tellement jolie que tu bégaies ?
« J’aimerais bien te caresser jusqu’à l’agonie, gonie»

Admirez la coupure stratégique

« C’est pas une question d’money, money»

N'essayez pas de chercher une logique, il n'y en a pas

« Lord Ko et Clara Morgane au cro-mi, cro-mi»

 Lord Ko, lauréat du prix de la rime la plus teuse-mi, teuzmi♫

 

L’identité des paroliers de cette chanson n’est pas dévoilée sur Internet, hélas !... Si vous trouvez, faites-moi signe.

 

 

Au clip :

Le clip réunit plus de clichés à lui seul que la très telligente blonde Paris Hilton elle-même (mais qu'est-ce que j'ai avec elle, diantre ?)

Les tons chauds, la fille impudique, les cheveux dans-le-vent-grâce-au-ventilateur-juste-en-face; l’ambiance évocatrice de luxure, les muscles huileux, le style de Kossity lover-noir-j’assure-tellement-que-si-tu-passes-une-nuit-avec-moi-t’en-ressors-avec-un-fauteuil-roulant-poupay sont autant de lieux communs, vus, revus, connus, reconnus et appris par coeur dévoilent consciencieusement et au grand jour la pénurie d'innovation.

 

Aux compositeurs :

Moi qui me plaignais de la musicalité infinitésimale chez Tragédie, je m’en vais en rampant leur faire mes plus plates excuses. Quelle effroyable erreur de jugement ! J’ai cru que le fond des poncifs de la banalité était bien touché grâce à certains « artistes », mais c’était sans compter les pelles (pour creuser) dont se sont armé les musiciens pour composer « j’aime ». Mais parce que tous mes mots et expressions sont euphémistiques et non convaincants face au désastre auditif en question, je vous laisse vous régaler, bande de masochistes:

 

À sa voix :

Aigue et perçante à la manière d’une craie qui crisse sur un tableau noir, la voix de Clara est un réel supplice. Quand elle OSE hausser la voix alors que l’instrumental est faible : « JE NE SUIS PAS UN ANGE ♫ », elle place ses auditeurs mélomanes (masochistes, cela va sans dire) devant un choix pour le moins cornélien : se tuer ou LA tuer.

 

Peut-être est-ce un compliment de trop sur ses prouesses vocales et sur ses célèbres gémissements qui a poussé Clara à emprunter le chemin de la musique, peut-être est-ce pour prouver à ses détracteurs que la pornographie est sa réelle vocation, reste que Clara a eu raison de commencer à chanter. Elle conforte ses auditeurs-téléspectateurs dans leur idée initiale : Clara Morgane, c’est meilleur quand la bouche est pleine.

 

 

Par Moom\' - Publié dans : Langue de vipère
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Vendredi 16 février 2007
10h45.

Ce lundi.

Je prenais mon petit déjeuner avec ma cousine, et devinez quoi ! Allez devinez ! Un tremblement de terre (6.3 à l'échelle de Richter siouplaît) a secoué la table où je petit-déjeunais, et accessoirement les principales villes côtières du pays.

Ma réaction impromptue et pour le moins stupide (à savoir une hilarité expliquée par l’excitation de vivre mon premier tremblement de terre) n’est évidemment pas le fait le plus remarquable de cette journée. Le fait le plus remarquable de cette journée est bel et bien l’arrêt momentané du train de vie Casablancais.

 

Ô Joie ! Ô bonheur ! La contraignante routine des cons-citoyens urbains fut ainsi admirablement rompue : les citadins dont paraplégie sociale ne permet que les déplacements terrasse de café – salon – salle de bain – chambre à coucher ont pu placer avec satisfaction leurs remarques sur les secousses sismiques entre deux gorgées de thé à la menthe et au sucre; les dames âgées dans les hammams brûlants et embués ont scrupuleusement veillé à partager leurs émotions durant ce charmant rassemblement vaporeux propice aux piaillements ; les lycéens en ont profité pour demander une annulation des cours générale pendant une semaine, temps nécessaire pour se remettre de leurs éprouvantes peurs qu’ils veilleront d’ailleurs à vaincre en procédant à de belles parties de billard et à d’intenses échanges salivaires dans les cafés in de la ville ; les étudiants en Fac ont tenté de faire une grève de quinze jours car la faculté n’est pas bâtie selon les normes anti-sismiques en rigueur au Japon, ce qui est proprement scandaleux pour un pays qui se veut en voie de développement ; les salariés s’efforceront à 16h de  faire durer la pause café encore plus longtemps, comptant sur l’indulgence exceptionnelle de leur grincheux patron parce que « c’est zelzal quoi »*; les pseudo-anxieux maladifs se sont vu obligés d’appeler tous leurs proches et moins proches même si à la télé le présentateur tout  moche de 2M a clairement dit qu’il n’y avait aucun dégât matériel ou humain , ceux qu’ils aiment et ceux qu’ils n’aiment pas (mais qu’ils doivent faire semblant d’aimer), pour se rassurer et/ou pour garder l’image du "messwab", pour nourrir ce mythe du marocain poli en toutes circonstances; les vétérans en profitent pour raconter les séismes plus terribles auxquels ils ont survécu, contrairement au mari de la femme de la sœur de la cousine de l’épouse du voisin de son père…

 

 

etc...<3


 

 

Mais de tous ces joyeux spécimens aptes à fasciner les sociologues avides, le chauffeur de taxi lambda qui fait son intellectuel du Dimanche restera mon préféré. <3 [_À suivre_]

 






zelzal*:  Tremblement de terre[ traduit de l'arabe ]

 
Par Moom\' - Publié dans : Chronique d'une Casablancaise
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Jeudi 8 février 2007




Je suis allergique aux poils de chiens, à la viande d’agneau, aux bijoux en métal non précieux, à la cortisone, à mille et un excipients, aux produits anesthésiants, au pollen, aux navets, aux huîtres, aux oursins mal cuits, aux couteaux et à la Saint Valentin.


Ce faste de niaiserie exhibitionniste et guimauve a des propriétés émétiques spectaculairement insupportables. Encore si je n’avais droit qu’à ces horribles tourtereaux égoïstes qui s’embrassent à chaque banc et à chaque coin de rue et qui s'imaginent qu'il y a des anges tous nus qui jouent de la harpe sur un arc-en-ciel, mon caractère râleur à outrance n’aurait pas lieu de se manifester. Hélas ! Trois fois Hélas ! Le Destin en a voulu autrement. *Musique tragique*
La Saint Valentin, c’est

_ Les petits puceaux du bahut qui glissent dans votre sac des lettres passionnées aussi inspirées que les potiches d’M6 devant leur prompteur. Rien n’est trop décourageant pour ces jeunes hommes en mal d’amour qui n’hésitent point à envoyer « amour » ou « poème » au 8 22 22: « Chère belle Inconnue, Votre père ce voleur a pris les plus belles étoiles du ciel pour en faire vos yeux ». (Accessoirement, j’avoue que je suis plus sensible aux compositions de geeks : « si un bug voulait dire je t’aime, je t’offrirais Windows »…<3)
Subséquemment, il faut chercher LE moyen délicat pour dire que vous n’êtes pas un cœur à prendre, et ce en essayant au maximum d’éviter les gros traumatismes qui feraient de ce jeune homme un éventuel tueur en série misogyne.

 

_ Les dragueurs béotiens dans les bars qui essaient de jouer sur le potentiel accablement qui pourrait accompagner la saint Valentin. Il est malheureusement impossible de siroter une boisson sans qu’un jeune homme bien intentionné ne s’inquiète de votre solitude. « Comment ? Seule, une aussi jolie fille…Juste avant la Saint Valentin en plus ! ». Si par méprise vous avez pu croire que le plus dur est de faire comprendre aux chastes étudiants que vous n’êtes pas un cœur à prendre, vous vous trompez. Faire comprendre à ces séducteurs du Dimanche que vous n’êtes pas un Corps à prendre est une tâche autrement plus compliquée, digne de figurer parmi les douze tâches d'Hercule. Tellement persuadés que la Saint Valentin est l’occasion rêvée pour forniquer facile, ils semblent sourds aux contestations même les plus ardentes.

_ Les prix qui flambent.
Si l’existence certaine de l’analogie du shopping en février et du jet d’argent par les fenêtres ne me dérange pas, ce n’est malheureusement pas le cas du prix proprement exorbitant qu’atteint le chocolat à la fin de l’Hiver. Ô rage ! Ô désespoir ! En cette période déprimante de l’année, la cruauté atteint des sommets vertigineux avec la privation obligatoire de chocolat.

_ Les copines qui ne parlent QUE de ça.
Vous commenciez à peine à vous habituer aux sempiternels discours de vos écervelées de copines ( les bourrelets, la mode, le beau brun d’en face, régime, la copine du beau brun, la culotte de cheval de Chloé, les bourrelets, la mode…), vous aviez même appris par coeur quand placer pertinemment le « han » et quand il faut rire bêtement. Mais après « la tenue du nouvel an, aide-moi !! » vous voici inévitablement devant les questions adolescentes niaisesAd nauseam : « j’lui achète quoi à mon chéri pour la saint valentin? » (son chéri qu’elle aime à la folie et qu’elle connaît depuis 10 jours). « C’vrai quoi ! Je veux pas avoir l’air trop attaché à lui mais je veux lui dire combien z’laime trop de la life ».

Pire : « Putaing, tu ne vas pas avoir droit au dîner aux chandelles, à la baignoire mousseuse, aux bougies et à l’encens dans l’appart, au cadeau super cher de ton Homme… » .

(Non je ne rêve pas de tout ça, juste d'une mitrailleuse, greluche)

 

_ Internet pourri.

Même la toile n’échappe pas à ces noobs assistés qui ignorent que Google est leur ami. « Kikoo lol je veux un truc pour mon amuuur ! N’aidez moi ! »

[ Geek Pow4]

 

Mais quel bonheur de lire du Beigbeder en cette période :

Au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heureux ? La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous faites l'amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n'est pas grave. Vous défendez le mariage devant vos copains célibataires qui ne vous reconnaissent plus. Vous-même, êtes-vous sûr de bien vous reconnaître, quand vous récitez la leçon apprise par coeur, en vous retenant de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue ? La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous sortez de plus en plus souvent : ça vous donne une excuse pour ne plus parler. Vient bientôt le moment où vous ne pouvez plus supporter votre épouse une seconde de plus, puisque vous êtes tombé amoureux, d'une autre. La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre.

Par Moom\' - Publié dans : Langue de vipère
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Vendredi 2 février 2007
Ô lecteur qui tiques en lisant mon titre, oui toi-même qui agrèges inévitablement masochiste et taré, tu peux tout de suite interrompre ta lecture. Si mon article a la prétention d’expliquer et clarifier certains aspects du masochisme (pas justifier, comprenons-nous bien), il ne peut malheureusement rien pour tes neurones paralysés et pour ton esprit hermétiquement fermé. Merci. Au revoir.


 

 

Le masochisme est devenue une mode, que dis-je ? LA mode. Il suffit de jeter un coup d’œil au  thème en vogue dans les boutiques de luxe pour comprendre ce que je veux dire. Des étalages de vêtements et d’accessoires tellement clichés que l’adjectif « risible » devient un qualificatif euphémistique. Une vision mercantile, simpliste et idiote  qui fascine la populace et coiffe les responsables de ces vitrines du beau pompon du ridicule.

 

 Qu’est-ce que le masochisme alors ?

Selon  mon Hachette, le dictionnaire de notre temps [1991] (qui n'a plus rien de contemporain après 16 ans post-parution, je me permets de le rappeler), le masochisme est :

1. PSYCHO : Perversion sexuelle dans laquelle le sujet ne peut atteindre au plaisir qu’en subissant une humiliation ou une souffrance physique.

2. Cour. Comportement d’une personne qui semble prendre plaisir à courir au devant de situations dommageables ou humiliantes pour elles.

Ce que je pense de cette description mise au point par une élite dans le domaine littéraire et linguistique ? Que ce sont des foutaises, des excréments, de l’idiotie matérialisée, de l’ordure, de la chienlit !

Bien que je sois la dernière personne à m’offusquer de mots maladroits, je note que le choix du mot « perversion » (qui est un mot péjoratif, quoiqu'on puisse caqueter)  trahit non seulement un puritanisme certain mais également un conservatisme pour le moins perceptible.

Une définition aussi simpliste est proprement révoltante. Il est certes impossible d’expliquer une tendance en quelques mots, et ce même pour les esprits les plus érudits, mais la réduire, la rabaisser et ne même pas prendre le soin d’en expliquer le sens figuré (J’les aide : comportement d'une personne qui semble rechercher les situations qui la font souffrir) ne peut que créer un ardent sentiment d’indignation  (sans pour autant vouloir créer une manifestation hein, je dis ça au cas où mes phrases véhémentes me feraient passer pour plus engagée que ce que je suis).

 

 

Contraria contrariis curantur :

  L’absence de plaisir crée la douleur, et le plaisir est toujours bref, du moins crée toujours un manque. Autre aspect, lors d’un refus de quelque objet ou situation procurant du plaisir, la souffrance se crée, aussi infime soit-elle. Ou encore, quand tout est plaisir, la fadeur intervient, donc la lassitude puis la souffrance. Ex abstracto, je ne pense pas me tromper en affirmant concrètement que le plaisir est, au sens large, absolument inséparable de la douleur, bien que l’on recherche l’un et que l’on évite l’autre.

Une fois cette liaison entre notions assimilée, on se retrouve devant un choix spontané pour certains, cornélien pour d’autres :

>      Accepter, en connaissance de cause, cette alliance plaisir & douleur,

>      Provoquer la douleur tant crainte, et ainsi se sentir autre chose qu’un vulgaire pion sur un échiquier. (Masochisme)

>      Mettre fin au plaisir et à sa recherche au profit de la joie profonde. (Ça c’est un autre sujet, si vous voulez que je développe, signalez !)

Les propositions sont classées subjectivement, de la moins profonde à celle qui me semble être la plus spirituelle.

 


 

Le masochisme est donc le fait de choisir spontanément la douleur, et le choix allège : [! Attention, exemples terre-à-terre pour les incultes !]. Un adolescent rangera sa chambre avec plus d’entrain que si sa mère l’oblige à le faire, un suicidaire sera plus déterminé qu’un condamné à mort, un enfant préférera se casser quelque chose pour s’attirer la clémence de ses parents plutôt que d’attendre le châtiment corporel que lui infligeront ses parents (ne rigolez pas, je l’ai fait >_<). Se sentir maître de ses actes, de son destin, de son avenir est un sentiment sinon  jouissif, rassurant.

Un masochiste est donc quelqu’un qui a assimilé la liaison plaisir&douleur, puis celle douleur & contrôle de la vie (bien plus qu’un taré, notez). Décider de la date de la souffrance, du lieu, du pourquoi et de la manière c’est se sentir puissant, fort, être flatté dans cette autonomie singulière, car les autres ne vous toucheront plus, et s’ils vous touchent, ce sera une douleur moindre. Et avant qu’un amalgame ne se produise dans vos tendres cervelles juvéniles, le masochisme n’est pas lié au dolorisme et à « la douleur rédemptrice » au sens religieux du terme.

 

 

Nonobstant, le masochisme n’est qu’une étape transitive si l’esprit est en éveil. Il peut évoluer en un total abandon du plaisir éphémère (pas à la manière des moines, hein…) et en une joie profonde, ou régresser et muer en un épicurisme imbécile et incompris, en ne sachant plus chercher la satisfaction, quelle qu’elle soit.

 

 

 

 

 

 
Par Moom\' - Publié dans : Notions capitales
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Lundi 15 janvier 2007
Saddam Hussein, ex-dictateur irakien a été exécuté samedi 30 décembre 2006, le jour de l’Aïd el Kabîr. J’avoue, toute opposée que je suis à la peine de mort, je n’en fus point affligée. Bien au contraire, la nouvelle m’a fait sourire jusqu’aux oreilles. L’exécution d’un meneur, le même jour que des milliers  de moutons a un petit quelque chose ironique qui ne va pas sans plaire à mon âme à tendances satiriques.

Ce monstre, cet assassin, ce parangon de la barbarie a enfin eu ce qu’il méritait, du moins c’était ma conviction, et je la pensais partagée. C’est donc une déception amère qui m’emplit lorsque que je croisai le regard meurtrier des autres dès je me laissais aller à mes transports de joie et que je reçus des critiques tous azimuts. Pour beaucoup, Saddam était mort en martyr, voire en héros.

Mais quel martyr, dites-moi !

Un individu qui s’est hissé au pinacle du pouvoir per fas et nefas, falsifiant, manipulant, menaçant pour arriver à ses fins mérite bien évidemment des louanges posthumes, suis-je bête !

Un dictateur à principes totalitaires qui règne en maître seul et incontesté, imposant sa loi et ne tolérant aucune autre doit être pleuré et regretté.

Nous devons à un homme qui a tué ou été la cause de la mort de millions de ses semblables des larmes et des crises d’hystérie.

 

 
 Pourquoi excuser cela ?


Parce que les êtres humains n’ont pas le droit de décider de la mort d’un de leurs congénères ?

Excusez-moi, mais Saddam Hussein n’a d’ « humain » que son apparence. La capacité à commanditer autant de crimes n’a rien d’humain, au sens profond du terme.

Besoin d’un rappel ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saddam_Hussein#Le_massacre_des_Kurdes http://fr.wikipedia.org/wiki/Saddam_Hussein#Les_caract.C3.A9ristiques_de_la_dictature_irakienne ! ,
Parce que le choix de la date de l’exécution est irrespectueux ?

C’est propre à l’Homme, se concentrer sur les détails afin d’éviter l’essentiel. Est-ce tellement important ? Pourquoi s’attarder sur un choix de timing, avec force arguments sur le respect dû à la population musulmane qui considère jour comme étant sacré (d’ailleurs, c’est d’un grotesque ! Vais-je hésiter à manger du veau parce que quelque part, en évitant soigneusement d’en venir au fait lui-même on idolâtre les vaches ?) au lieu de parler directement de l’exécution de Saddam et ce qu’il avait fait pour le mériter. Parce que Saddam n’était probablement pas la plus grosse tête qui risquait de tomber et qui avaient fait certainement pire?

Allez-vous pardonner à un meurtrier au motif qu’un tueur en série (qui fait pire) existe ?

 

Parce que Bush ( !)

      Le titre de cette partie est un peu trop caricatural certes, mais il n’en est pas moins faux. Il est manifeste que rien que le fait que les USA soient impliqués dans cette histoire place bon nombre de personnes du côté adverse (anti-US donc).

Ah ça ! L’exécution de Saddam Hussein était l’occasion rêvée pour tous les anti-étasuniens primaires de s’en donner à cœur joie. Et ils l’ont fait !

Ce n’est pas parce que Bush (tout vilain méchant imbécile qu’il soit) est POUR quelque chose, que ce quelque chose est condamnable. Saddam Hussein n’est pas un innocent bouc émissaire victime d’une machination immonde à son encontre et à l’encontre des pays arabo-musulmans.

 Saddam était un vil dictateur, dépourvu de pitié autant qu’une tortue neurasthénique l’est de rapidité. Le peuple irakien avait besoin d’un symbole fort pour tourner la page.

 

 




Trêve de truismes sérieux, je m’ennuie.


On s’fait un pendu ?

S_ _ _ _ M

 

Par Moom\' - Publié dans : Langue de vipère
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