Mercredi 26 décembre 2007
Nicolas et Cécilia s’aiment, Cécilia aime un autre, Nicolas en Vacances, Nicolas et Cécilia se disputent, Cécilia n’est pas sage, Cécilia quitte Nicolas…
L’on avait connu Oui-Oui et ses jolies aventures, Oui-Oui et son Igloo, Oui-Oui part en voyage, Oui-Oui et ses amis, Oui-Oui saute le chien et le chien qui saute. Que l’on se réjouisse ! Une adaptation, non pas pour les grands enfants, mais pour les ménagères inoccupées et les voyeurs oisifs, a été gracieusement mise en scène par l’Élysée (rien que ça) et produite par les piliers de la presse écrite, avec le président de la république en personnage principal.Si ce projet, ou du moins ses intentions, avaient été ébruitées au préalable, son succès aurait été mis en doute par quelques naïfs idéalistes. Après tout, la vie du Président devrait en théorie intéresser une personne normale autant que le bien être des jeunes captive les CRS. Malheureusement, la normalité, pour peu qu’elle implique un esprit sain, n’est en aucun cas de rigueur puisque la presse people connaît un succès inexpliqué et inexplicable. L’intérêt massif pour la chirurgie esthétique d’untel ou le régime d’une autre est un mystère, autrement plus noueux que la complexité mathématique des équations de la théorie des cordes.
Maintenant que le plan est effectif, les résultats sont saisissants. La presse écrite ne parle que de ça, même les titres les plus éminents de l’analyse politique s’y mettent. En effet, la presse devient peopolitique ; et dans sa recherche d’audience, elle oublie la qualité du contenu, offensant affreusement ses fidèles lecteurs qui voyaient, initialement, en ces piliers sérieux du journalisme, un asile protecteur de l’abrutissante people mania.Le raz-de-marée médiatique n’est pas prêt de s’arrêter, au vu de l’ostentatoire relation fraîchement commencée entre Nicolas Sarkozy et la chanteuse Carla Bruni, de treize ans plus jeune et de treize centimètres plus grande. Le couple fait couler beaucoup d’encre et vendre beaucoup de paperasse. Croire que cette effusion médiatique est non désirée par le Président de la république ne relève plus de la naïveté candide, mais de l’imbécillité brute. Fils d’une époque où l’image règne en maître, il a su manipuler les médias pour accéder au pouvoir. Si certains donnent leur âme au diable en vue de l’omnipotence, le « dictateur pygmée » (Voltaire, en parlant de Napoléon), lui, a offert sa vie privée aux médias. Et il n’est point blâmable pour cela : en effet, en comptant sur le mauvais goût et le voyeurisme nationaux, il a su répondre aux besoins du peuple qu’il représente, et rapprocher le français moyen de « la vie politique ».
Leur relation ne nous regarde pas.
Quatre consonnes et trois voyelles c'est le prénom de Nicolas (8)
Par Moom\'
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Publié dans : Langue de vipère
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Ça m'a bien insulté, ça, «imbécilité brute» !:o
Des personnes peuvent se mettre ensemble, mais si elles s'affichent volontiers, c'est qu'elles en jouent.
Que Sarkozy sorte avec Bruni n'a rien d'étrange, mais qu'ils jouent au petit couple tout mimi devant des tas de photographes, c'est du foutage de gueule. Je m'explique, Sarkozy est monté en médiatisant sa vie privée et son couple, son pouvoir, il le doit à une maîtrise de l'image EXCEPTIONNELLE. Or, la machine médiatique s'est retourné contre lui là où il n'en voulait pas, lors du divorce. C'était trop pour un seul homme, en témoigne une interview catastrophique. Ce n'est pas grave, c'est un homme, il fait des erreurs.
Mais il dénigre le journalisme à cette période, et là, leur redonne à manger, surtout si tôt après la rupture avec Cécilia Sarkozy.Oui, c'est une stratégie. Oui, c'est du foutage de gueule.
Que Sarkozy se tape Bruni, je m'en fous, mais qu'il en joue, ça me débecte un peu, mais au final je m'en fous tout autant.
Ah, que Sarkozy joue avec les médias, c'est indéniable. Comme tu le dis si bien, c'est un enfant de la télé (sans jeu de mots) et il excelle dans le domaine.
D'un côté, on peut voir ça comme un signe rassurant: sauf erreur de ma part, il a usé et abusé des systèmes médiatiques durant les présidentielles, et l'on eût pu croire qu'une fois élu à coups d'omniprésence et de totipotence télévisuelles, il aurait disparu pour savourer franchement la grandeur de son égo. Mais non, il est toujours là. Certes, c'était prévisible... Quant à oser affirmer qu'il tiendra un tel rythme cinq ans durant...
Ah, et puis tiens, je vais déballer mon pseudo optimisme (celui qui sert à glorifier l'intelligence des benêts, vous savez...): pour ce qui est de la télévision, une heure en plus de Sarkozy, ça reste tout de même une heure en moins de Star Academy.
Sarko, le tombeur de ces dames. Et puis tiens, en cette période de fêtes, mine de rien, Sarkozy envoie un gigantesque message d'espoir à des milliers de personnes en France; c'est une bien belle leçon d'humanité qu'il donne en montrant que même un petit moche peut se taper un mannequin. (Le mannequin en question restant ce qu'elle est, à savoir une charmante mononeuronale qui devient célèbre grâce à son aphonie et son sens des rimes extraordinaire.)
La télévision, la boîte à bonheur!