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Pour vous orienter, optez pour les catégories. Selon vos intérêts, jetez un coup d'oeil sur mes critiques assassines, mes explications maladroites ou encore, mon regard inintéressant sur certaines banalités.

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Langue de vipère

Vendredi 13 octobre 2006
Devant la pléthore des navets actuels, vous vous êtes sans doute demandé : quelle est donc la recette miracle, secrète, infaillible pour rendre un film pitoyable au possible ? Soucieuse de répondre à vos questions intérieures et existentielles, mes chéris, je publie en exclusivité la recette qui fait immanquablement d'un film un vrai chou-rave cinématographique, la maison de cire par exemple.


Comment réussir un navet ?

Ingrédients :
 • De jeunes acteurs au physique avantageux. De préférence, avoir au moins une jolie blonde sous la main et un noir américain amateur de Rap Us. Leur physique représente tout l'intérêt du film et constitue l'aimant à spectateurs !
"Un film nul, OUI mais un film vendeur !" semble être l'apophtegme des scénaristes et des producteurs.

Une histoire prévisible dès la première scène et/ou grâce au synopsis. Les neurones des spectateurs n'ont pas à être endommagés par l'effet de surprise. La production doit donc faire en sorte d'éviter de faire travailler des rouages cérébraux au chômage depuis apparemment fort longtemps.

Du gore raté. Pour cela, il faut que l'histoire soit assez niaise en elle-même pour que la vue du sang ne provoque aucune réaction, et ce, même chez les spectateurs les plus sensibles.

Une avalanche de clichés. Plus vous en mettez, plus votre navet sera exquisément réussi. Le spectateur lambda doit à tout prix se sentir intelligent à force d'anticiper les faits, et également se sentir en sécurité grâce à ses repères-clichés.

Surtout, ne pas innover dans le genre. Le spectateur lambda vient voir le film car il aime le genre "horreur aseptisée". Comblez ses attentes !

Préparation :
Tournez le tout à la sauce "tournage – académique – teen-movien" et vous obtiendrez un chef d'œuvre nanaresque !

Exemple d'un navet réussi :
La maison de cire.

Tout d'abord, je salue avec humilité et admiration les équipes technique et scénariste qui ont suivi en tous points la recette ci-dessus. L'application et le suivi minutieux de la recette ne pouvaient rester ingratement inconnus.

L'équipe compétente a veillé à choisir des acteurs dont la réputation de la beauté physique n'est plus à faire. Ainsi, on voit LE beau gosse, la jolie gueule qui fait fantasmer toutes les pucelles jouissives et mouiller toutes ces jolies petites culottes roses en coton (pardon !), LE frère Scott : Chad Michael Murray. L'acteur principal a une sœur jumelle, très jolie comme on s'en doute, la girl next door, qui a un copain très mignon (logique !). Leur pote est un noir américain bien lourd, bien fade qui aime le rap Us et les grosses voitures et surtout, qui le crie sur tous les toits.
La production ne s'est pas contentée d'une jolie blonde, elle ne  jouait pas trop mal toute seule et c'était tout de même une honte cuisante pour un navet qui se respecte. Elle en a subséquemment rajouté une autre, Paris Hilton, petite amie du rappeur. La richissime héritière de l'empire Hilton s'est évertuée à mal jouer, c'est évident (Cf Illustration : même une vache jouit de plus d'éclat d'intelligence dans le regard). Le talent (guère extraordinaire, mais existant quand même) des autres acteurs aurait peut-être pu in extremis sauver le film, mais le jeu de Paris Hilton enfonce le film à un point de non-retour possible. En cela elle mérite presque autant de remerciements que lesdites équipes compétantes.

Uniquement donc grâce au casting, le film est un navet, vous le savez désormais. Mais les dimensions du pitoyable sont encore à découvrir avec le Scénario.
Effectivement, la production ne voulait pas d'un petit navet. Elle a voulu faire un GRAND navet, un vrai, un malodorant, d'où la mise sur la trame narrative "fondue". Première scène, à l'ancienne, on voit des jumeaux, un sage et un vilain. Tout de suite après, on apprend que Chad et Elisha sont jumeaux. Cet assemblement de scènes est volontairement choisi afin que toute personne dotée d'un iota de matière grise devine la suite : une confrontation entre les quatre jumeaux.
Mais pour arriver à ce combat final entre jumeaux, que la grandiose intelligence d'un mollusque arrive à prévoir, nous sommes servis en clichés "Sex, drugs & rock'n'roll". Nous avons notamment le droit à un scénario qui vole très bas, pour faire dans l'euphémisme. Un groupe de six DjeunZ (deux jumeaux, le copain à la jumelle {qui ne s'entend pas fort bien avec le jumeau}, le rappeur, sa pin-up blonde et un autre décérébré) veulent assister à Ze match of ze year. Ils aiment l'alcool et le foot, et en abusent comme tout DjeunZ qui se respecte. Le noir américain a une grosse voiture customisée, qu'il utilise non seulement pour exprimer son goût douteux pour le tuning ostentatoire mais également pour faire partager la musique qu'il aime à toute personne se trouvant dans un rayon de cinquante mètres.
Et quand on s'y attend (!), on assiste à la panne de la voiture miteuse du petit ami de l'héroïne. Ils se perdent donc dans la forêt, comme prévu, se séparent, comme prévu, et meurent petit à petit, comme prévu, selon les critères reconnus du slash movie classique, étant la cible de deux frères jumeaux tueurs qui ont l'étonnante particularité de survivre à tout et de souffrir sans broncher. (Peut-être est-ce un glorieux hommage à Highlandeur, l'immortel ?) On assiste entres autres à des lèvres collées avec de la glu, à un doigt coupé avec une pince, à plein de sang et à de la peau arrachée sans le moindre frisson de peur ou de dégoût.



Encore merci à l'équipe !
Par Moom\'
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Samedi 14 octobre 2006
Le langage SMS est un moyen de communication  qui n'en est pas un en fait, ce qui fait tout son charme. Ses abréviations, ses valeurs d’épellation,  ses sigles, ses écriture phonétiques et ses « voyelles-napping » (disparitions inexpliquées et tragiques des voyelles) en font un langage très difficile à lire pour les non habitués, ce qui explique son extrême popularité (qui ne va pas sans nous ravir). Comment ne pas se délecter de la future difficulté qu’auront bon nombre de lecteurs ? Comment ne pas jubiler en pensant à ces longues minutes de concentration, à ces sourcils froncés, à cette expression crispée et à ces perles de sueur qui se baladeront allègrement entre boutons et sillons du visage de celui qui tentera de déchiffrer ?

Pour ces raisons et pour d'autres, je demande au monde francophone d’évoluer!

*ouaiiiiiiis !*

Il faut suivre la tendance !

*ouaiiiiiiis !*

Il faut se plier aux exigences de la modernité !

*ouaiiiiiiis !*

Il faut savoir être flexible face aux attentes contemporaines !

*ouaiiiiiiis !*

 

 

Pour cela, écrivons tous et tout en langage SMS.
Dictionnaires, journaux, encyclopédies, rien ne doit échapper à cette sulfureuse mode.

 

Pourquoi opter pour le langage SMS ?


  ◘ Parce que le langage SMS est économique et écolo.
Avez-vous une idée de ce que ces lettres inutilement superflues coûtent  en encre et en papier, avec la méthode moyenâgeuse que l’on utilise encore aujourd’hui ? 

Exemple :

aV vs 1 iD 2sk C letr coute en encr é papié, ac la mtd klon utiliz enc0r ojd8 ?

Deux lignes pour le prix d’une ! N’est-ce pas magnifique ?

• Particuliers :
 Grâce au langage SMS, vous économisez l’encre votre stylo, le temps (perdu à écrire), vous économisez votre argent (le prix des bouquins, magazines et journaux baissera) et en plus de cela,  vous aidez la planète.

•Propriétaires de maisons d’édition :
Vos journaux seront  imprimés deux fois plus vite, donc les imprimantes travailleront deux fois moins, votre facture d’électricité deux fois moins salée, et votre portefeuille doublement rempli.

 
◘ Parce que le langage SMS lutte vaillamment contre l’ennemi : l’orthographe
   L’orthographe est devenu un moyen de discrimination. Combien de personnes ont vu leurs notes se volatiliser aux examens et aux interrogations écrites à cause de l’orthographe? Combien de personnes se sont faites lyncher par de vieux réactionnaires conservateurs et rétrogrades dans des  chats et des forums car elles avaient choisi la modernité ? Combien de personnes ont vu leur joli blog SMSisé pollué par des commentaires langue-françaisement puritains qui prônent la stupidité évidente du fond vu la laideur* de la forme?

Ceci est proprement inadmissible.

 

L’orthographe est sectaire, élitiste, conformiste et discriminatoire, contrairement à l’adorable langage SMS.

 
◘ Parce que le langage SMS est anti-richesse de vocabulaire :
Pourquoi se creuser les méninges à trouver des expressions difficiles ?  Le langage SMS vous débarrasse de la pénible tâche de varier les expressions. En effet le langage SMS n’a pas besoin d’une grande variété d’adjectifs qualificatifs et d’adverbes.

Exemples :

a)

Tu m’es bien sympathique => t tigen

Tu es fort serviable => t tigen

Tu es excessivement généreux => t tigen

Tu es très agréable=> t tigen

b)

Avez-vous une idée de ce que ces lettres inutilement superflues coûtent  en encre et en papier, avec la méthode moyenâgeuse que l’on utilise encore aujourd’hui ? 

=>

aV vs 1 iD 2sk C letr coute en encr é papié, ac la mtd klon utiliz enc0r ojd8 ?

 

Le message est passé, sans avoir recours à une grande palette de mots. N’est-ce pas le but : la communication?
Les mots plus ou moins compliqués sont pour les frimeurs. La diversité du vocabulaire ne sert à rien. Bannissez-la de votre vie. Débarrassez-vous en : optez pour le langage SMS.
En effet, le langage SMS ne prend pas en charge les mots compliqués.

 

Le langage SMS révolutionnera votre vie.

 

Convertissez-vous !

 

 




    * : « Laideur »! Quels blasphémateurs ignares et dépassés! Ils ne comprennent rien à la beauté

 

 

 

Commentaire personnel : À l'attention des énergumènes au QI de lombric: je suis anti langage-SMS. Ce texte est ironique.
Par Moom\'
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Lundi 16 octobre 2006
Une pétition qui me tient à coeur: la pétition anti-petits seins

Je ne pouvais que saluer la pertinence de cette pétition et l'intelligence hallucinante de celui qui l'a rédigée.

Regardez, et prenez-en de la graine:
Rien de plus agréable que de regarder une dame à la poitrine généreuse déambuler allègrement. Tout homme devrait avoir le privilège d'observer et d'être entouré de magnifique créature. Ah bas les femmes ayant une petite poitrine! Signez cette pétition pour que le gouvernement paie une chirurgie mammaire obligatoire à toutes les femmes de 18 à 25 portant du A comme taille de soutient!

Cette pétition avance des idées sérieusement construites et agréablement constructives:
   
 Une femme n'est et ne sera qu'un objet  créé uniquement pour le plaisir visuel et sexuel de l'homme. Obliger chaque femme à petite poitrine à se refaire les seins fera du bien:

◘ Aux hommes:

Le bonheur d'un homme dépend d'un critère très profond et spirituel: la générosité de la poitrine féminine
=> Chaque homme sera heureux.

◘ À la province:
 La multiplication des femmes à gros seins garantiront à chaque homme une humeur joyeuse. L'homme heureux se donnera à fond dans son travail, et c'est l'économie du pays qui évoluera sensiblement. De plus, comme cité dans la pétition, les soins psychiatriques seront beaucoup moins nombreux (vous n'imaginez pas le nombre des hommes déprimés à cause des petits seins est élevé!) et le traffic touristique décuplé (Saluons aussi l'intelligence et le goût des bonnes choses des touristes spécialement encouragés par la mugnificence mammaire québécoise). De quoi succomber à la mode en utilisant l'exporession "Tout bénéf!"

◘  Aux femmes:
 Riches en symboles (notamment la maternité et l'évocation subtile de l'onanisme ibérique), les seins d'une femme se doivent d'être gros par respect pour ces symboles.
Il est évident qu'une femme à petits seins ne donnera pas de lait et ne pourra satisfaire le petit fantasme de son compagnon. À défaut de pouvoir régler le problème de l'allaitement, la chirurgie esthétique lui donne une chance d'être à la hauteur. Chaque femme plate sera heureuse et comblée dans son évolution d'objet sexuel et esthétique.



           Je tenais aussi à souligner la mise en relief de l'intelligence de la femme présente dans la pétition, la prise en considération des goûts variés des hommes et la nonresponsabilité des personnes par rapport à leur physique.

Extraits:

Je ne pouvais conclure sans vous donner un aperçu de la brillance des "commentaires-signatures":

Commentaires masculins:
320. moi jdirai toutes les femmes qui porte du B ou moin ;)
310.Que c'est bon des gros nibards !! Montrez-les, nom de Dieu !!
341.on ve d gros seins
644. on veut des big big nichooooooonnnnnns !!!!!!!
646.Montrez nous vos grosses mamelles les pétasses !!!!!!!!!!!
102. Faudrait aussi faire une pétition contre les grosses charues!!! Pour que le gouvernement oblige la lipossucion aux femmes de 150 lbs et +
58. Après faudrait demander le redimensionnement des culs aussi pis l'obligation au rasage de la chatte...


Commentaires féminins:
303. je suis entierement d' accord avec cette petition pour les gros seins. Il faut que toutes les femmes aient de gros seins et les hommes doivent les admirer a tout moment. Vive les gros seins !!
311. Bien sûr que je Signe ! Y en a marre de toutes les pétasses aux petits seins qui se croient normales et des sales cons qui préfèrent mater et tripoter des petites tétines au lieu de grosses mammelles.
306.Franchement les gars, ce serait pas cool ??? De bons gros seins partout, hmmm...Le rêve ! Aidez-nous à le réaliser : les mecs, montrez-nous au quotidien combien vous chérissez nos seins et désirez les regarder et vous les filles, montrez ce qu'il y a de plus beau chez une femme : ses mammelles ! Pleaaaaaase, libérez nos chers et tendres SEINS que nous aimons tous ! A bas les petits trucs ridicules et passez par le bistouri les filles : c'est une question de bonheur pour l'humanité. Hauts les seins !!!
307.alut ! Merci !!!!! Enfin une pétition intéressante et qui s'occupe de nous, les femmes ! Un grand bravo à Gérard !! T'es un type super! Heureusement qu'il existe des hommes normalement constitués vénérant les gros seins. Pour ma part, j'exibe fièrement mes gros seins dès que possible. Je suis même malheureuse quand je ne peux pas le faire. Je voudrais vivre dans une ville où les femmes vivent toutes les seins à l'air.Que c bon d'avoir des gros lolos ! Un super conseil, les mecs : touchez-les, surtout au premier rencart, on adooore ça, !! Je fais du 95 F et je suis fière de les pointer vers les regards du haut de mon 1,60 m ! Vive le silicone !! Merci papa et maman pour ce cadeau ! J'm mes gros seins !
55.Les miens sont gros :P et j'adore! Vive les gros seins!




[...]

La liste est encore longue.


Commentaire personnel :
 Ces "personnes" seraient un tantinet plus stupides, il faudrait les arroser chaque jour. Je pense que des initiatives aussi inhumainement idiotes et des réactions à ce point machistes rendraient Jésus misanthrope.
Par Moom\'
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Samedi 28 octobre 2006
Ah! Vingtième et vingt-et-unième siècle, indéniablement les siècles de l’industrialisation. L’industrialisation a décidément touché tous les domaines : textile, agriculture, agroalimentaire ...l'Art (notamment la chanson).

 

Fut un temps où un chanteur révolutionnait son temps par son talent . Il communiquait son amour de la musique avec son regard, le ton de sa voix, sa spontanéité, sa tendance à rénover, à bousculer,  à émouvoir…


Mais ce système est dépassé:

Que c’était fastidieux de chercher LA personne talentueuse : chercher la jolie voix, le regard qui communique l’émotion, la présence scénique, le charisme médiatique, le minois qui charme, la personnalité attachante, le bon compositeur. Ça relevait presque du miracle. Pour les responsables dans les maisons de disques, ç’aurait été un plaisir si ce n’était pas atrocement discriminatoire. Seules certaines personnes avaient de grandes chances de percer, les autres restaient dans leur coin, éternellement et injustement inconnues.

C’est certainement cette bonne intention qui aindustrialisé le milieu de la chanson : le passage de la recherche classique de la perle rare à la perle d’élevage.

Grâce à cette merveilleuse réforme, l’égalité des chances est enfin effective.


Hé !



Vous !

Oui vous.

 


Vous qui glandez sur Internet maintenant, vous pouvez être une star (une vedette éphémère, soyons sincères).

Peu importe que vous soyez aussi talentueux que le directeur du KluKlux Klan tolérant, vous pouvez percer. Les journaux intellectuels (et à noms brillamment attirants) comme Salut, Star Club s’évertueront à mettre en valeur votre plus grand atout, dut-ce être votre T-shirt crasseux, définitivement signe de naturel et de la « tête sur les épaules malgré le fulgurant succès ».Même votre vie familiale vous aidera marketing-ment parlant.

 

    * Exemples :

Vous, Mademoiselle A, vous êtes né dans un coin quasi-inhabité mais surpeuplé en vaches ?

X est une délicieuse jeune femme amoureuse de la nature, dès sa plus tendre enfance. La vie loin du stress urbain a formé son caractère doux, rêveur et a engendré le grain de voix subtilement enfantin qui séduit inévitablement….


 

Vous, Monsieur B, vous êtes né dans un quartier pas très chic ?

Dès sa jeunesse, censé être le bel âge, B a connu les difficultés de la vie. Mais malgré une situation financière très difficile, il a tout fait pour vivre sa passion : la chanson. C‘est grâce à des efforts personnels répétés qu’il doit désormais sa notoriété grandissante…


 

Vous, Mademoiselle C,  venez d’un beau quartier et étiez une élève oisive et indolente?

Le luxe et l’aisance que lui fournissait sa naissance n’étaient pas pour calmer les ambitions
de C, qui a voulu coûte que coûte vivre de son Art, sinon rien.
À seize ans, elle arrête ses études pour se consacrer appassionato à sa raison de vivre : la scène…


[Je pourrais faire toutes les lettres de l’alphabet -_-°]

 

 

Toujours pas convaincu ?

Vous vous sentez trop nul ? Le « succès seulement éphémère » vous effraie ?

 

Voyons ! Il ne faut pas.


Regardez Britney Spears par exemple.

Pas vraiment une voix, mais elle est célèbre depuis tellement d’années.

Ses astuces : mettre à nu sa vie amoureuse dans un premier temps, puis se mettre à nu tout court. Mais me diriez-vous, elle est jolie et elle a un joli corps (plus maintenant, soit dit en passant).

Et c’est le cas de beaucoup d’autres stars en fait.

Mais c’est là que le système vous tend la main :

Depuis longtemps : maquillage, éclairage et Photoshop ont aidé les thons à devenir des sex-symbols. Là, ce n’est plus le thon camouflé qui devient célèbre, mais carrément la baleine au grand jour. Ce fut la surprise que nous avait réservée la très artistiquement prestigieuse star Academy : la lauréate de la énième promotion était Magali, une chanceuse jeune fille dont les kilos en trop lui ont permis de monter les marches du succès.

Par contre, elle a commis une erreur irréparable, en quittant son copain après trois ans de relation à peine deux jours après la finale, elle a perdu sa popularité, d’où le fait qu’on voit moins son imposante carcasse à la télé.


Surtout, tout faire pour plaire au public.

 

Vive la perle d’élevage*, vive l’égalité des chances, vivent les attitudes préconçues pour plaire.

 

 


Commentaire personnel :
*Élevage : activité axée sur l’entretien et l’amélioration du bétail à des fins économiques.(Dictionnaire Encarta 2007 ©)

 

Si ça, ça ne résume pas tout…
Par Moom\'
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Lundi 30 octobre 2006
La dernière mode pour éviter les remarques constructivement destructives et négatives des critiques est d’avoir un titre exhalant explicitement le vide culturel, un titre qui anticipe non pas l’idée générale, mais l’idée essentielle, à savoir la nullité de certains produits dits artistiques ou littéraires. Un titre de chanson, de groupe ou de livre qui vous fait savoir dès le début que vous perdrez votre temps à l’écouter ou le lire.
Ainsi, pas de client grincheux : tout le monde est averti.
Vous écouterez à vos risques et périls.

Exemple I dans le milieu de la chanson :

Tragédie est une horreur parfaitement prévisible et abondamment saupoudrée d’éléments risibles et pitoyables.
La pléthore des points critiquables en eux atteint des sommets si vertigineux que ç’en est proprement affligeant, sans hyperbole aucune.

    * La voix.
L’avantage des duos ou des groupes en général, c’est qu’il y a forcément l’un pour rattraper l’autre lorsqu’ils décident de chanter ensemble. Hélas ! Ce n’est pas du tout le cas de Tragédie. En plus de ne pas camoufler leurs défauts respectifs, ces voix une fois réunies éclatent dans toute leur médiocrité, faisant dresser les poils à quiconque ayant une once de mélomanie en lui.
La voix de Silky Shaï rivalise avec les cris de la mythique Chèvre de monsieur Seguin lors de son ultime combat avec le loup tellement elle est incroyablement grinçante, flageolante, discordante et désagréablement perçante.
La voix de Tizy Bone, par contre, a tellement d'intonations nasales que ça en devient comique.
Imaginez donc ces voix, l'une chevrotante et l'autre nasillarde, chantant quelque chose que des personnes (d’âge mental avoisinant les 5 ans) trouveront suggestif ou sexy :
« Je veux que tu danses sexy pour moi ♫». (Avec le  n Tizy-Bonien qui résonne !)

À vrai dire, même avec la meilleure volonté du monde, j’imagine difficilement quelqu’un trouver cette phrase chantée évocatrice de quoi que ce soit de sensuel ou de plaisant.
Pour la personne parfaitement entendante que je suis, il est évident que si un jeune adulte à la voix toujours en mue ou son copain qui parle du nez s’adresse à moi de la sorte, pire que d’être refroidie subitement, j’aurais envie de prendre mes jambes à mon cou.

Intéressé par un tue-l'amour ? Optez pour les chansons des pantins cités ci-dessus.

    * Les textes.
*soupir*
En cherchant les paroles pour illustrer mes dires, j’ai dû passer par le site paroles.net. Quelle souffrance, quel supplice que de devoir cliquer sur le bouton « artistes » pour que ma recherche soit traitée.Pour vous orienter, optez pour les catégories. Selon vos intérêts, jetez un coup d'oeil sur mes critiques assassines, mes explications maladroites ou encore, mon regard inintéressant sur certaines banalités.


Je m’égare.
Revenons à nos moutons (nos chèvre et canard, en l'occurrence).

Commençons par le sublimissimement nul et étonnamment médiatisé : Hey Oh.

Ho ho ho ho ho ♫
Ho ho ho ho ho♫
Ho ho ho ho♫
Ho ho ho ho ho♫


Est-ce que tu m'entends hey ho !♫
Est-ce que tu me sens hey ho !♫
Touche moi je suis là hey ho!♫
ho ho ho ho ho ho♫
S'il te plais réponds moi hey ho♫
Un geste suffira hey ho !♫
Est-ce que tu m'aperçois hey ho!♫
Ho ho ho ho ho ho♫



Un refrain est censé être recherché et agréable. Là je ne vois qu’une immonde ritournelle à onomatopées exagérément répétitives.
À croire que les nullissimes paroliers ont pris un peu trop au pied de la lettre la célèbre locution d’Horace : Bis répétita placent. Sauf qu’Horace parlait de ce qui était BEAU. Le Oh est insupportable une fois, mais alors cent sept fois (ironiquement exact! )...T_T
Entre deux séries de « oh », nous assistons à des phrases à la profondeur insondable…d'idiotie : « Est-ce que tu m'entends hey ho ! »

Continuons avec une autre chanson non moins célèbre et non moins nulle : Sexy pour moi.

 



Cette soirée c'est pour toi et moi ♫
Faut que ça slam♫ .................................Gné ?
 
Faut que tu bouges ♫
Et que tu danses ♫
Sur ce son faut que tu déhanches♫

 Quoique tu fasses♫
Faut que tu restes en forme♫


Si tu veux bouge contre moi♫
Si ce n'est pas toi ce sera moi♫
 Ma baby danse pour moi♫
Emmène-moi où tu vas♫
Quand tu bouges comme cela♫
Tu sais que j'aime trop ça♫



         
 

(Pour ceux qui veulent se régaler : http://www.paroles.net/artis/3794)

 

 
Les paroles et les rimes témoignent bien du vide intellectuel et musical.


 

    *    Le rythme :
Du Rythm’N’Blues lamentable.

Toujours la même « cadence » répétitive dite entraînante, absolument insipide, fade, puant le marketing à mille lieues à la ronde, ennuyeuse et insupportable.

 

    *   Créativité :
Le nombre de chansons dans l’album abordant le même thème, l’amour, est hallucinant. Après réflexion, je refuse de salir le mot « amour ». Le mot est déjà fort galvaudé, inutile de l'associer par-dessus le marché à Tragédie. Le thème est donc béguin à la con, le jeu de séduction qui ne dure pas plus d’une semaine mais qui pourtant a été à l’origine dix chansons. C'est dire la créativité infinitésimale de ce groupe. Le thème des deux dernières chanson est d’une ineptie flagrante.

« Introduction » est une chanson où ils se présentent eux et leur album « À Fleur 2 peau » (remarquez le 2 qui fait trop style sa mère, comme disait Victor Hugo).

« Merci » est une chanson qui remercie les blaireaux à QI de lombric qui sont fans de ce groupe, id-est qu'ils remercient fort hypocritement leurs fans avec des phrases affreusement déplacées :
 
Merci pour le soutien que tu m’as apporté♫
Pour tous cet amour que ta su me donner♫

Et si rien ne va je conterai sur toi♫
Car de toi je suis le plus grand fan♫

Cet avec toi que je bâtirai mon avenir♫
Main dans la main chaque jour nous seront le construire♫
Dans mes yeux tu peu le lire je ne serais pas te mentir♫
Merci pour cet amour que vous me porter♫

 

 

    *   Les personnages.
Ils représentent tout ce que je n’aime pas : le cliché de l’idiot R’n’B’eur habillé en hip-hop style, avec des fringues excessivement surdimensionnées, des poses pathétiquement burlesques, des apparitions télévisées « telligentes» et des moustaches de pré-pubères.

 

 
Actualité Tragédie :

Tizy Bone ne s’est pas contenté de toucher le fond en tant que membre d’un groupe de deux clowns, il a commencé même à creuser en démarrant sa carrière solo sous le nom de Y-Zit.

C’est inhumain ce qu’il nous fait subir.

*Errare humanum est sed persevare diabolicum*

 

 

 

Commentaire personnel :
Tragédie  est au bon goût musical ce que la Maison de cire est au cinéma et les pubs de produits nettoyants à la créativité.


Par Moom\'
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Samedi 4 novembre 2006
Déception, point :

Ayant apprécié le Da Vinci Code comme livre de plage (et non comme lecture culturellement enrichissante), je me suis décidée à lire un autre ouvrage Brownien : Déception Point. À quoi je m’attendais ? Probablement à un nouveau thriller historico - ésotérique, un genre de récit qui convient relativement bien à Monsieur  Dan Brown. Or, c'est un un nouveau genre, singulièrement bâclé : de la basse science-fiction, un livre qui mérite à grand-peine sa place dans les toilettes turques. Si encore le renouveau concernait suffisamment de points dans l’histoire pour engendrer ne serait-ce qu’un semblant d’évolution, j’aurais applaudi des deux mains. Mais Dan Brown se refuse manifestement à la rénovation complète. Il garde la même trame narrative du DVC, chose qui plonge le lecteur tout au long du livre dans un sentiment lassant de déjà vu. À l’instar du Da Vinci Code où il s’attaque à une grande institution dans le domaine historico - religieux que « traite » le livre (en l’occurrence, l’Église catholique), ici on le voit mettre à mal la NASA, géant avéré dans le domaine de la recherche scientifique. Il met en place le même stéréotype lassant d’héros : des célibataires, de vieux jeunes, de sexe opposé bien entendu. Le héros est assez célèbre et réputé pour son charme envoûtant. La héroïne, quant à elle, est jolie également (bien sûr !), de bonne famille (cf. une lointaine descendante de Marie-Madeleine et la fille du sénateur favori des états unis) et excelle dans le domaine dans lequel elle pratique. Autre similitude avec le Da Vinci Code, le rocambolesque affreusement peu crédible. Si l‘enchaînement des péripéties arrive à captiver dans DVC, il  est désespérément ennuyeux dans ce livre-ci. L’invraisemblable est un affront insultant pour le lecteur. Les héros sont aussi immortels que les méchants dans les slash movies : il ne meurent ni se blessent jamais. Hallucinant est le mot ! Ils survivent immanquablement aux attaques combinées de Mère Nature et d’un commando surentraîné. Certainement une progéniture oubliée de Superman et Loïs qui n’a pas eu droit à sa part du gâteau de la médiatisation. (NDLR : À quand des figurines Rachel Sexton et Michael Tolland, les premiers super-héros tout le temps vêtus comme M. Toulemonde ?)

 

Extrait :

Il revit les dernières secondes de leur folle cavalcade, le vol plané derrière le ballon météo, la rupture de la corde, la dégringolade depuis la crête de la congère, l’élan qui les avait entraînés par-dessus la suivante, la glissade vers le bord de la falaise et la chute finale. Une chute qui lui avait paru étonnamment courte. Au lieu du plongeon dans l’océan, ils avaient atterri trois ou quatre mètres plus bas, sur une autre plaque de glace. Et ils avaient fini par arrêter de glisser, ralentis par le poids de Corky qu’ils traînaient toujours derrière eux. Tolland leva la tête en en direction du large. Non loin d’eux, la plate-forme tombait à pic dans l’océan, dont il entendait le grondement. À une vingtaine de mètres derrière lui, il finit par distinguer dans la nuit une haute muraille blanche en surplomb au-dessus d’eux. Il comprit alors ce qui s’était passé. Ils avaient glissé de la plate-forme, atterrissant sur une sorte de corniche de contrebas –une section du glacier principal, plate, de la taille d’un terrain de hockey- à moitié effondrée…et qui menaçait de se décrocher.




 Mais ce beau ramassis d’idioties méritait une fin digne de ce nom, une sorte d’apothéose mirifique de la médiocrité : en plus du cliché du coupable auquel personne ne pensait (à faire bailler le lecteur le plus respectueux), nous assistons à ZE démêlement émotionnel : l’histoire d’amour à l’eau de rose, qui introduit la seule question existentielle du livre : faut-il rire du cliché ou pleurer de l’insulte ?

 Extrait :

En attirant Rachel contre lui, en respirant le parfum de ses cheveux, Michael Tolland sentit que les années de silence et de solitude étaient derrière lui. Il l’embrassa longuement, pressant contre le sien le corps vibrant de la jeune femme. Les lis blancs tombèrent à leurs pieds et les défenses qu’ils avaient construites sans le savoir s’effondrèrent brusquement.

Rachel l’entraîna vers le lit, en lui murmurant à l’oreille.

_ Dis-moi, ce n’est pas vrai que tu trouves les poissons romantiques ?

_ Mais si, répliqua-t-il en l’embrassant encore. Si tu voyais le rituel d’accouplement des méduses…c’est incroyablement romantique.

Elle le fit basculer sur le matelas de crin, et glissa doucement son corps au dessus du sien.

_ Et les hippocampes…, enchaîna Michael fébrilement, retenant son souffle pendant qu’elle passait une main sur le satin de son pyjama. Les hippocampes exécutent une danse d’amour d’une sensualité invraisemblable.

_ Assez parlé de poissons, chuchota-t-elle en lui déboutonnant sa veste. Tu n’as rien à me dire sur les rites d’accouplement des primates évolués ?

_ Désolé, ce n’est pas ma spécialité, soupira-t-il.

_ Eh bien, cher naturaliste, je te conseille d’apprendre vite, conclut Rachel en ôtant son T-shirt.

 

Pour finir, je dirais que Dan Brown tombe dans le piège du mièvre et de l’insipide ; poncifs qui, s’ils ne manquent pas de faire de lui un auteur à succès, ne laissent planer aucun douter sur ce qu’il est réellement : le nullissime simulacre d’un bon écrivain.

 
Par Moom\'
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Lundi 15 janvier 2007
Saddam Hussein, ex-dictateur irakien a été exécuté samedi 30 décembre 2006, le jour de l’Aïd el Kabîr. J’avoue, toute opposée que je suis à la peine de mort, je n’en fus point affligée. Bien au contraire, la nouvelle m’a fait sourire jusqu’aux oreilles. L’exécution d’un meneur, le même jour que des milliers  de moutons a un petit quelque chose ironique qui ne va pas sans plaire à mon âme à tendances satiriques.

Ce monstre, cet assassin, ce parangon de la barbarie a enfin eu ce qu’il méritait, du moins c’était ma conviction, et je la pensais partagée. C’est donc une déception amère qui m’emplit lorsque que je croisai le regard meurtrier des autres dès je me laissais aller à mes transports de joie et que je reçus des critiques tous azimuts. Pour beaucoup, Saddam était mort en martyr, voire en héros.

Mais quel martyr, dites-moi !

Un individu qui s’est hissé au pinacle du pouvoir per fas et nefas, falsifiant, manipulant, menaçant pour arriver à ses fins mérite bien évidemment des louanges posthumes, suis-je bête !

Un dictateur à principes totalitaires qui règne en maître seul et incontesté, imposant sa loi et ne tolérant aucune autre doit être pleuré et regretté.

Nous devons à un homme qui a tué ou été la cause de la mort de millions de ses semblables des larmes et des crises d’hystérie.

 

 
 Pourquoi excuser cela ?


Parce que les êtres humains n’ont pas le droit de décider de la mort d’un de leurs congénères ?

Excusez-moi, mais Saddam Hussein n’a d’ « humain » que son apparence. La capacité à commanditer autant de crimes n’a rien d’humain, au sens profond du terme.

Besoin d’un rappel ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saddam_Hussein#Le_massacre_des_Kurdes http://fr.wikipedia.org/wiki/Saddam_Hussein#Les_caract.C3.A9ristiques_de_la_dictature_irakienne ! ,
Parce que le choix de la date de l’exécution est irrespectueux ?

C’est propre à l’Homme, se concentrer sur les détails afin d’éviter l’essentiel. Est-ce tellement important ? Pourquoi s’attarder sur un choix de timing, avec force arguments sur le respect dû à la population musulmane qui considère jour comme étant sacré (d’ailleurs, c’est d’un grotesque ! Vais-je hésiter à manger du veau parce que quelque part, en évitant soigneusement d’en venir au fait lui-même on idolâtre les vaches ?) au lieu de parler directement de l’exécution de Saddam et ce qu’il avait fait pour le mériter. Parce que Saddam n’était probablement pas la plus grosse tête qui risquait de tomber et qui avaient fait certainement pire?

Allez-vous pardonner à un meurtrier au motif qu’un tueur en série (qui fait pire) existe ?

 

Parce que Bush ( !)

      Le titre de cette partie est un peu trop caricatural certes, mais il n’en est pas moins faux. Il est manifeste que rien que le fait que les USA soient impliqués dans cette histoire place bon nombre de personnes du côté adverse (anti-US donc).

Ah ça ! L’exécution de Saddam Hussein était l’occasion rêvée pour tous les anti-étasuniens primaires de s’en donner à cœur joie. Et ils l’ont fait !

Ce n’est pas parce que Bush (tout vilain méchant imbécile qu’il soit) est POUR quelque chose, que ce quelque chose est condamnable. Saddam Hussein n’est pas un innocent bouc émissaire victime d’une machination immonde à son encontre et à l’encontre des pays arabo-musulmans.

 Saddam était un vil dictateur, dépourvu de pitié autant qu’une tortue neurasthénique l’est de rapidité. Le peuple irakien avait besoin d’un symbole fort pour tourner la page.

 

 




Trêve de truismes sérieux, je m’ennuie.


On s’fait un pendu ?

S_ _ _ _ M

 

Par Moom\'
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Jeudi 8 février 2007




Je suis allergique aux poils de chiens, à la viande d’agneau, aux bijoux en métal non précieux, à la cortisone, à mille et un excipients, aux produits anesthésiants, au pollen, aux navets, aux huîtres, aux oursins mal cuits, aux couteaux et à la Saint Valentin.


Ce faste de niaiserie exhibitionniste et guimauve a des propriétés émétiques spectaculairement insupportables. Encore si je n’avais droit qu’à ces horribles tourtereaux égoïstes qui s’embrassent à chaque banc et à chaque coin de rue et qui s'imaginent qu'il y a des anges tous nus qui jouent de la harpe sur un arc-en-ciel, mon caractère râleur à outrance n’aurait pas lieu de se manifester. Hélas ! Trois fois Hélas ! Le Destin en a voulu autrement. *Musique tragique*
La Saint Valentin, c’est

_ Les petits puceaux du bahut qui glissent dans votre sac des lettres passionnées aussi inspirées que les potiches d’M6 devant leur prompteur. Rien n’est trop décourageant pour ces jeunes hommes en mal d’amour qui n’hésitent point à envoyer « amour » ou « poème » au 8 22 22: « Chère belle Inconnue, Votre père ce voleur a pris les plus belles étoiles du ciel pour en faire vos yeux ». (Accessoirement, j’avoue que je suis plus sensible aux compositions de geeks : « si un bug voulait dire je t’aime, je t’offrirais Windows »…<3)
Subséquemment, il faut chercher LE moyen délicat pour dire que vous n’êtes pas un cœur à prendre, et ce en essayant au maximum d’éviter les gros traumatismes qui feraient de ce jeune homme un éventuel tueur en série misogyne.

 

_ Les dragueurs béotiens dans les bars qui essaient de jouer sur le potentiel accablement qui pourrait accompagner la saint Valentin. Il est malheureusement impossible de siroter une boisson sans qu’un jeune homme bien intentionné ne s’inquiète de votre solitude. « Comment ? Seule, une aussi jolie fille…Juste avant la Saint Valentin en plus ! ». Si par méprise vous avez pu croire que le plus dur est de faire comprendre aux chastes étudiants que vous n’êtes pas un cœur à prendre, vous vous trompez. Faire comprendre à ces séducteurs du Dimanche que vous n’êtes pas un Corps à prendre est une tâche autrement plus compliquée, digne de figurer parmi les douze tâches d'Hercule. Tellement persuadés que la Saint Valentin est l’occasion rêvée pour forniquer facile, ils semblent sourds aux contestations même les plus ardentes.

_ Les prix qui flambent.
Si l’existence certaine de l’analogie du shopping en février et du jet d’argent par les fenêtres ne me dérange pas, ce n’est malheureusement pas le cas du prix proprement exorbitant qu’atteint le chocolat à la fin de l’Hiver. Ô rage ! Ô désespoir ! En cette période déprimante de l’année, la cruauté atteint des sommets vertigineux avec la privation obligatoire de chocolat.

_ Les copines qui ne parlent QUE de ça.
Vous commenciez à peine à vous habituer aux sempiternels discours de vos écervelées de copines ( les bourrelets, la mode, le beau brun d’en face, régime, la copine du beau brun, la culotte de cheval de Chloé, les bourrelets, la mode…), vous aviez même appris par coeur quand placer pertinemment le « han » et quand il faut rire bêtement. Mais après « la tenue du nouvel an, aide-moi !! » vous voici inévitablement devant les questions adolescentes niaisesAd nauseam : « j’lui achète quoi à mon chéri pour la saint valentin? » (son chéri qu’elle aime à la folie et qu’elle connaît depuis 10 jours). « C’vrai quoi ! Je veux pas avoir l’air trop attaché à lui mais je veux lui dire combien z’laime trop de la life ».

Pire : « Putaing, tu ne vas pas avoir droit au dîner aux chandelles, à la baignoire mousseuse, aux bougies et à l’encens dans l’appart, au cadeau super cher de ton Homme… » .

(Non je ne rêve pas de tout ça, juste d'une mitrailleuse, greluche)

 

_ Internet pourri.

Même la toile n’échappe pas à ces noobs assistés qui ignorent que Google est leur ami. « Kikoo lol je veux un truc pour mon amuuur ! N’aidez moi ! »

[ Geek Pow4]

 

Mais quel bonheur de lire du Beigbeder en cette période :

Au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heureux ? La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous faites l'amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n'est pas grave. Vous défendez le mariage devant vos copains célibataires qui ne vous reconnaissent plus. Vous-même, êtes-vous sûr de bien vous reconnaître, quand vous récitez la leçon apprise par coeur, en vous retenant de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue ? La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous sortez de plus en plus souvent : ça vous donne une excuse pour ne plus parler. Vient bientôt le moment où vous ne pouvez plus supporter votre épouse une seconde de plus, puisque vous êtes tombé amoureux, d'une autre. La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre.

Par Moom\'
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Samedi 24 mars 2007

Il devient malheureusement commun de nos jours de voir des gens exempts de tout talent envahir nos radios, télés et autres supports médiatiques dédiés originellement à la propagande artistique. En ces temps où l’appât du gain prime incontestablement sur la qualité de l’art exposé, des carrières improvisées et totalement opposées à l’occupation initiale de l’ "artiste" font leur apparition. Ainsi, nous assistons à des Paris Hilton, Jennifer Lopez et autre Mariah Carey qui s’essaient minablement à la comédie sans pour autant y briller, et à une Paris Hilton, pour ne citer qu’elle, qui commence à torturer nos or…euh qui commence à chanter (sauf qu'initialement, elle est d'inanité). Néanmoins, toutes les vagues atteignant un maximum, il est naturel de chercher celui du flot du ridicule du show-biz. Trouvé !


Le summum du pitoyable est atteint par la conversion musicale pour le moins douteuse de Clara Morgane.

 

La porn-star s’est mise au chant, attitude qui trahit un côté suicidaire et/ou non-prévoyant à outrance. Chanter des horreurs aussi légères alors que des critiques aux plumes assassines existent revient à se barbouiller de sang de porc avant de sauter dans une piscine à crocodiles. En effet, comme on s'y attendait, son entrée en matière dans ce domaine réservé aux cordes vocales les plus méritantes est spectaculairement ratée à cause de son duo à la nullité dantesque avec Lord Kossity. Mais…À qui la faute ?

Aux paroliers :

Les maisons de disques exigent-elles un manque de créativité et de talent ? Les paroliers des chanteurs à succès trouvent-ils leur diplôme dans des paquets de lessive ? Ce sont les seules malheureuses hypothèses pouvant justifier de près ou de loin la qualité inexistante des paroles actuelles. Dans ces kilomètres de papier toilette qui se veulent R’n’Biement artistiques, ce ne sont certainement pas les textes de Clara qui s’imposeront tels de précieux parchemins égyptiens. Les paroles qu’on lui offre de chanter volent aussi haut que les répliques dans ses films, c’est dire. Le jeu de séduction est aux paroles du R'n'B ce que le "oh oui" est au scénario classé X : commun et lassant. Non contents de choisir un thème vu et revu, les paroliers ont décidé d’ériger une forme à l’image du fond : pitoyable. Forme qui ne remplit en aucun le creux du fond. Charles Baudelaire a dit :

Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense. Sublimer la forme lexicale était le dernier recours pour gratifier cette chanson d’un semblant de relief,  chance que les paroliers ont bêtement laissé filer. Les rimes sont navrantes…

Aperçu : Couplets de Clara Morgan :

« J’aime les regards que tu glisses sur moi»

Après cela, mesdemoiselles,  insurgez-vous contre lourdeur et machisme masculins.

« mais je ne suis pas celle que tu crois»

Crois et Moi, deux fins de «vers» d’une facilité vomitive  propre  à faire retourner Baudelaire dans sa tombe.

« Je ne suis pas un ange»

De la part d’une porn-star, il faut dire que cela n’a rien de fortement surprenant. (Pour votre culture, la « rime » suivante dépend du verbe « mélange »…)

Ce ne sont certainement pas les couplets de Lord Kossity qui sauvent les apparences çs’attendre à autre chose de la part de l’interprète de « Hey Sexy Wow » serait naïf, quand même ! Son refrain est sinon plus, aussi déplorable que celui de sa « Clara baby doll »

«Si t’es superficielle tu ne tiendras pas la distance»
Que c'est déconcertant de voir un homme pour qui beauté intérieure est associée inévitablement à épilation pubienne parler de superficialité....

« C’est vrai que je te trouve jolie, jolie»

Tellement jolie que tu bégaies ?
« J’aimerais bien te caresser jusqu’à l’agonie, gonie»

Admirez la coupure stratégique

« C’est pas une question d’money, money»

N'essayez pas de chercher une logique, il n'y en a pas

« Lord Ko et Clara Morgane au cro-mi, cro-mi»

 Lord Ko, lauréat du prix de la rime la plus teuse-mi, teuzmi♫

 

L’identité des paroliers de cette chanson n’est pas dévoilée sur Internet, hélas !... Si vous trouvez, faites-moi signe.

 

 

Au clip :

Le clip réunit plus de clichés à lui seul que la très telligente blonde Paris Hilton elle-même (mais qu'est-ce que j'ai avec elle, diantre ?)

Les tons chauds, la fille impudique, les cheveux dans-le-vent-grâce-au-ventilateur-juste-en-face; l’ambiance évocatrice de luxure, les muscles huileux, le style de Kossity lover-noir-j’assure-tellement-que-si-tu-passes-une-nuit-avec-moi-t’en-ressors-avec-un-fauteuil-roulant-poupay sont autant de lieux communs, vus, revus, connus, reconnus et appris par coeur dévoilent consciencieusement et au grand jour la pénurie d'innovation.

 

Aux compositeurs :

Moi qui me plaignais de la musicalité infinitésimale chez Tragédie, je m’en vais en rampant leur faire mes plus plates excuses. Quelle effroyable erreur de jugement ! J’ai cru que le fond des poncifs de la banalité était bien touché grâce à certains « artistes », mais c’était sans compter les pelles (pour creuser) dont se sont armé les musiciens pour composer « j’aime ». Mais parce que tous mes mots et expressions sont euphémistiques et non convaincants face au désastre auditif en question, je vous laisse vous régaler, bande de masochistes:

 

À sa voix :

Aigue et perçante à la manière d’une craie qui crisse sur un tableau noir, la voix de Clara est un réel supplice. Quand elle OSE hausser la voix alors que l’instrumental est faible : « JE NE SUIS PAS UN ANGE ♫ », elle place ses auditeurs mélomanes (masochistes, cela va sans dire) devant un choix pour le moins cornélien : se tuer ou LA tuer.

 

Peut-être est-ce un compliment de trop sur ses prouesses vocales et sur ses célèbres gémissements qui a poussé Clara à emprunter le chemin de la musique, peut-être est-ce pour prouver à ses détracteurs que la pornographie est sa réelle vocation, reste que Clara a eu raison de commencer à chanter. Elle conforte ses auditeurs-téléspectateurs dans leur idée initiale : Clara Morgane, c’est meilleur quand la bouche est pleine.

 

 

Par Moom\'
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Jeudi 21 juin 2007
Je crie à l’invasion, je dénonce l’imposture, j’hurle à l’empiètement.


Le monde est arrogé par un dangereux essaim de clones humanoïdes, j’ai nommé les greluches. Le danger de cette redoutable espèce mutante réside en une inévitable et fatale transformation cérébrale et comportementale qui atteint des sujets principalement féminins, et ce sans préavis. Une terrible contagion dont nous ne savons rien : ni  les facteurs de diffusion ni l’origine. En ces pénibles heures où l’article est mis sous presse, aucun antidote ou vaccin n’a été découvert pour pallier ce terrible fléau. Un seul mot d’ordre : prévention. Oui,
 m
ais comment ? Il faut savoir reconnaître la greluche, et l’éviter.

IRL :

La greluche n’aime manifestement pas être reconnue dans la rue. Pour éviter cela, elle use de son arme favorite : le maquillage. Ses techniques de camouflage sont judicieusement et visiblement inspirées du relookage infligé aux voitures volées. C’est donc avec un beau visage peint et une superbe peau duveteuse grâce au fond de teint que la greluche déambule les rues…ainsi que des milliers de ses semblables. En effet, la greluche aime marquer son appartenance et son identité. Si, pour le commun des mortels, l’identité se fonde sur une problématique de la confrontation entre différenciation et conformisme, les greluches ne semblent point se condescendre à se poser de telles questions : conformisme bien évidemment. C’est simple, sommaire et clair comme de l’eau de calanque : à chaque mode, toutes les greluches arborent les mêmes vêtements en vogue, ce qui est loin de convenir à toutes celles qui s'y mettent. Ainsi nous assistons à des centaines de jeunes filles, toutes tailles confondues, tous poids défendus, toutes graisses non fondues se vêtir identiquement et périodiquement des mêmes accoutrements, tant pis pour celles à qui lesdits habits et accessoires ne vont point. Entre les immenses culottes chevalines affublées de minuscules shorts et les silhouettes sphériques coincées dans des jeans slims, en passant par des lunettes insecto-éloquentes inadaptées à la majorité des visages humains, le risible atteint des sommets vertigineux prouvant incontestablement le caractère pathologique des symptômes.

Sur Internet :

La toile regorge de greluches, bien que ces dernières refusent tout point commun avec les «no-life». Errant dans les sites communautaires et les chats, elles sont aisément reconnaissables grâce à leurs pseudos. Leur conformisme rencontre néanmoins quelques ennuis lors de l’inscription. Il est, malheureusement pour elles, impossible que deux comptes aient le même pseudonyme, les déçues qui visaient le très prisé « sexy57» étaient même si nombreuses que Chuck Norris n’a pu les compter qu’une seule fois. Leurs pseudos contiennent le chiffre du département ainsi que des mots niaiseux ou séduisants (ptitange54, mimi75, sexybella59…). Elles adorent faire des auto-portraits aériens (angle qui sublime le caractère bovin des regards) ou réfléchis (dans le miroir, j’entends) et ce avec des avec des cambrures qui doivent valoir des torticolis à bien des demoiselles.  (Ces clichés... euh "cliché" passent obligatoirement par un  logiciel de retouche).

Elles sont, en outre, adeptes du langage SMS (preuve de la popularité de la personne : beaucoup d’amis > beaucoup d’SMS> habitude graphique), des majuscules alternées et des caractères spéciaux ab hoc et ab hac.

Le très prisé sexy57 devient ainsi : s€xy57, s£xy57, ¤s£xy57¤, .~ :*°sexy57°* :~. etc.

 

 

Tant de caractéristiques sont propres aux greluches, mais il est impossible de toutes les réunir en si peu de lignes. À noter seulement que le mauvais goût pathologique est le critère le plus fiable (aduler Christophe Maé ou Tokio Hotel, par exemple) au même titre que les sujets de conversation plats et cycliques (la mode, les mecs, le cleubbingue, le poids, la mode.. ).

 

 

Pour l’antidote, il est primordial de rappeler qu’il est encore à ce jour introuvable.

Espérons seulement que le ridicule tuera un jour.

Amen.
Par Moom\'
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