Semper fidelis?
Selon mon Hachette, le dictionnaire de notre temps [1991] (qui n'a plus rien de contemporain après 15 ans post-parution, soit dit en passant), la fidélité est un attachement constant. Deux mots, guère fort recherchés pour qualifier LA condition sine qua non au fonctionnement de bon nombre de relations. Point satisfaite, je cherche encore une signification plus convaincante, ou du moins des qualificatifs plus précis. Rien. Nada. Le néant complet. Certes, la signification serait pertinente en dehors du contexte conjugal ou relationnel, mais l'absence de précision est tout bonnement aberrante.
Soit les rédacteurs des dictionnaires sont des nigauds incapables de mettre à jour le sens d'un terme que la grande majorité a choisi d'employer différemment et/ou incapables de faire la différence entre "amour" et fidélité, soit nous nous trompons tous sur la signification du mot fidélité (et que visiblement, nous employerions hors de son diapason).
Les rédacteurs des dictionnaires n'ont pas à trop s'adapter à la masse, sinon, nous nous retrouverions avec des dictionnaires en langage SMS et des majuscules ab hoc et ab hac. Toutefois, je décèle une grande nuance (une sacrée différence, même !) entre "attachement constant" et le sens usuel du mot fidélité. Le sens couramment utilisé de cette dernière serait le fait de ne pas tromper son/ sa partenaire. Le degré de ce qu'est une tromperie varie selon l'interprétation de chaque individu. Ça peut passer du simple regard trop éloquent à un acte sexuel autrement plus poussé.
L'attachement constant, que la personne Lambda appellerait "amour" n'implique pas la fidélité. De même que la fidélité n'est pas forcément causée par l'amour. Elle peut être causée également par un manque cruel d'occasions.
Quant à l'amour qui n'implique pas la fidélité, oui c'est envisageable. Pourquoi l'être humain veut que son compagnon ne lui soit qu'à lui ? Jalousie ? Possessivité ? Fierté ? Ou tout bonnement égoïsme ?
Si vouloir être fidèle à son partenaire est tout à fait légitime, exiger la fidélité de l'autre ne l'est pas. De quel droit imposer une ligne de conduite aussi stricte à son partenaire? Imposer un challenge d'ordre physique (et hormonal) à son partenaire pour la simple et bonne raison que l'infidélité est synonyme d'opprobre est abject.
L'amour, (je ne parle pas de l'Amour) c'est donner son coeur à une seule personne. Accessoirement, c'est également donner son corps à cette personne. Mais Diable! Pourquoi uniquement à cette personne? Est-ce sous-estimer la place dans le coeur que l'on a dans le coeur de la personne aimée que de lui demander de ne pas faire don de son enveloppe charnelle du corps à une tierce personne? Est-ce un besoin incessant de preuves? Si doute et besoin de preuves il y a, Amour n'est pas. (De grâce, ne me sortez pas la citation débilissimeReverdy: Il n'y a pas d'amour, juste des preuves d'amour, une vision plus dégradante et plus vulgarisante de l'Amour n'existe pas!)
Pour résumer, un gouffre sépare la fidélité (contexte conjugal) et l'attachement constant, selon nous ( moi et ma mentalité de merde).
Soit les rédacteurs des dictionnaires sont des nigauds incapables de mettre à jour le sens d'un terme que la grande majorité a choisi d'employer différemment et/ou incapables de faire la différence entre "amour" et fidélité, soit nous nous trompons tous sur la signification du mot fidélité (et que visiblement, nous employerions hors de son diapason).
Les rédacteurs des dictionnaires n'ont pas à trop s'adapter à la masse, sinon, nous nous retrouverions avec des dictionnaires en langage SMS et des majuscules ab hoc et ab hac. Toutefois, je décèle une grande nuance (une sacrée différence, même !) entre "attachement constant" et le sens usuel du mot fidélité. Le sens couramment utilisé de cette dernière serait le fait de ne pas tromper son/ sa partenaire. Le degré de ce qu'est une tromperie varie selon l'interprétation de chaque individu. Ça peut passer du simple regard trop éloquent à un acte sexuel autrement plus poussé.
L'attachement constant, que la personne Lambda appellerait "amour" n'implique pas la fidélité. De même que la fidélité n'est pas forcément causée par l'amour. Elle peut être causée également par un manque cruel d'occasions.
Quant à l'amour qui n'implique pas la fidélité, oui c'est envisageable. Pourquoi l'être humain veut que son compagnon ne lui soit qu'à lui ? Jalousie ? Possessivité ? Fierté ? Ou tout bonnement égoïsme ?
Si vouloir être fidèle à son partenaire est tout à fait légitime, exiger la fidélité de l'autre ne l'est pas. De quel droit imposer une ligne de conduite aussi stricte à son partenaire? Imposer un challenge d'ordre physique (et hormonal) à son partenaire pour la simple et bonne raison que l'infidélité est synonyme d'opprobre est abject.
L'amour, (je ne parle pas de l'Amour) c'est donner son coeur à une seule personne. Accessoirement, c'est également donner son corps à cette personne. Mais Diable! Pourquoi uniquement à cette personne? Est-ce sous-estimer la place dans le coeur que l'on a dans le coeur de la personne aimée que de lui demander de ne pas faire don de son enveloppe charnelle du corps à une tierce personne? Est-ce un besoin incessant de preuves? Si doute et besoin de preuves il y a, Amour n'est pas. (De grâce, ne me sortez pas la citation débilissimeReverdy: Il n'y a pas d'amour, juste des preuves d'amour, une vision plus dégradante et plus vulgarisante de l'Amour n'existe pas!)
Pour résumer, un gouffre sépare la fidélité (contexte conjugal) et l'attachement constant, selon nous ( moi et ma mentalité de merde).
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